Pour retrouver un pouvoir d'achat décent, de nombreux retraités posent désormais leurs valises dans ce pays des Balkans où le coût de la vie est environ 50 % moins cher qu'en France.
Face à l’augmentation du coût de la vie en France, de plus en plus de retraités cherchent de nouvelles solutions pour profiter pleinement de leur pension. Parmi les destinations qui gagnent en popularité, un pays des Balkans attire particulièrement l’attention : la Bulgarie. Avec ses prix beaucoup plus bas, sa fiscalité avantageuse et son appartenance à l’Union européenne, le pays séduit des seniors français en quête d’un meilleur confort de vie. L’idée est simple : une pension qui paraît parfois serrée en France peut offrir un tout autre quotidien en Bulgarie. Avec 1 500 euros par mois, certains retraités expliquent pouvoir retrouver un niveau de vie qu’ils n’auraient plus les moyens de s’offrir dans l’Hexagone : restaurants réguliers, activités de loisirs, soins thermaux ou encore séjours au bord de la mer Noire.
Une pension française qui change de valeur en BulgarieDepuis quelques années, la question du pouvoir d’achat des retraités français fait débat. En France, une retraite de 1 500 euros peut rapidement être absorbée par les dépenses fixes : logement, énergie, alimentation et assurances. Mais cette somme peut bien souvent constituer une petite fortune dans d’autres pays européens. C’est notamment le cas de la Bulgarie où ce budget devient beaucoup plus confortable grâce à un coût de la vie nettement inférieur.
Selon plusieurs études comparatives sur les prix européens, relevées dans les colonnes de Pleine Vie, la Bulgarie affiche un coût de la vie inférieur de 50 à 68 % à celui de la France selon les secteurs concernés. Une différence particulièrement visible dans le logement, les services du quotidien ou encore les sorties au restaurant. Résultat : une pension française peut donner l’impression de disposer d’un pouvoir d’achat multiplié. Certains spécialistes évoquent même un niveau de vie comparable à celui d’une personne disposant de près de 3 000 euros mensuels en France.
Hisarya, la ville thermale qui attire les retraités françaisParmi les endroits qui séduisent les nouveaux arrivants figure notamment Hisarya. Cette ville thermale encore peu connue à l’international possède pourtant de nombreux atouts : sources naturelles, infrastructures de soins, cadre calme et prix accessibles. Loin de l’agitation des grandes destinations touristiques, Hisarya offre un environnement apprécié par les retraités qui recherchent une vie plus paisible. Les dépenses liées au logement, aux loisirs ou aux soins restent bien inférieures à celles pratiquées dans de nombreuses villes françaises.
D’autres choisissent également le littoral bulgare, surnommé parfois la "Riviera de l’Est". Sur les rives de la mer Noire, des stations comme Varna ou Nessebar permettent de profiter du soleil, de la plage et d’un climat agréable avec un budget beaucoup plus raisonnable que dans certaines régions méditerranéennes.
Une fiscalité attractive pour les nouveaux résidentsL’autre argument qui pousse certains retraités à envisager un départ en Bulgarie concerne la fiscalité. Le pays applique une taxe forfaitaire de 10 % sur les revenus, parmi les taux les plus faibles d’Europe. Pour en bénéficier, il faut toutefois devenir résident fiscal bulgare. La règle généralement retenue repose notamment sur une présence d’au moins 183 jours par an dans le pays, ainsi que sur la localisation du centre des intérêts économiques et personnels. Les conventions fiscales entre la France et la Bulgarie permettent d’éviter une double imposition, mais les démarches administratives doivent être réalisées correctement. Le retraité doit notamment signaler son changement de résidence auprès de l’administration française et effectuer les formalités nécessaires auprès du service des impôts des non-résidents.
À propos de l’auteur
Ses derniers articles