Depuis le début des incendies qui ont commencé ce dimanche 12 juillet, les camions de pompiers entrent et sortent du poste de commandement mis en place dans la caserne de la ville. Certains reviennent d’une nuit...
Depuis le début des incendies qui ont commencé ce dimanche 12 juillet, les camions de pompiers entrent et sortent du poste de commandement mis en place dans la caserne de la ville. Certains reviennent d’une nuit passée à lutter contre les flammes, d’autres se reposent ou se préparent déjà à repartir. Entre deux sorties, les pompiers ont quelques heures pour souffler, manger et vérifier que les véhicules sont en état de partir. Des centaines de pompiers sont mobilisés pour venir à bout de l’incendie qui a déjà parcouru 193 hectares de forêt près de Houeillès.
Au poste de commandement installé dans la caserne de Houillès, les va-et-vient des engins de lutte contre les feux de forêt n’arrêtent plus ce lundi 13 juillet. Après une nuit à combattre les flammes, certaines équipes reviennent se reposer, tandis que d'autres préparent déjà leurs prochaines sorties. Elles ont quelques heures pour manger, se doucher et nettoyer les véhicules, ce qui rend la caserne animée alors que le feu a déjà ravagé 193 hectares de forêt.
Parmi les pompiers mobilisés, des renforts venus de plusieurs départements, dont la Corrèze. Le lieutenant Éric et son équipe ont pris la route dans la soirée de dimanche. Après près de quatre heures de trajet, ils ont directement été engagés sur le feu.
"On est arrivés vers une heure du matin et on a été engagés de suite. On a fait une ligne d'appui. C'est une manœuvre défensive où on attend le feu et on le traite", raconte-t-il. Pendant toute la nuit, son équipe a dû faire face à "de nombreuses reprises assez virulentes" avant de terminer la mission vers 7 heures du matin.
Dans la peau d'un pompierAu poste de commandement, chacun connaît sa mission. Pendant que certains se reposent ou prennent une douche, d'autres s’occupent déjà des camions. Il faut vérifier que les véhicules soient bien en état de repartir pour le prochain départ. "Ce matin, on vérifie nos engins, les organes de sécurité, les filtres à air parce qu'on roule beaucoup dans la poussière pour notre départ cet après-midi", explique-t-il.
Après quatre heures de repos, les pompiers redeviennent immédiatement mobilisables. "On mange et dans environ une heure, on est de nouveau à la disposition du commandant des opérations", précise le lieutenant.
À quelques mètres des véhicules de pompiers, une autre équipe s'active : des élus, des habitants et des associations comme celles des chasseurs préparent le repas pour les pompiers. Le repas était normalement prévu pour la fête nationale programmée le 13 juillet. Mais cette soirée étant annulée à cause du feu et de la canicule, le repas a pris une autre tournure.
Des bénévoles en soutien"On a offert toute la nourriture qui était prévue le 13 juillet aux pompiers", explique Laurent Fourcade, élu de l'opposition et chasseur. Merguez, saucisses, melon, légumes et café sont au menu. Les pompiers viennent manger tout au long de la journée lors de leurs pauses avant de repartir sur le terrain.
Pour Laurent, cette mobilisation est une évidence. "Ils nous sauvent la forêt en risquant leur vie, c'est normal que l'on se mobilise." Comme pour la nuit dernière, les bénévoles se sont relayés pour accueillir les pompiers.
Malgré la fatigue qui s'accumule, les pompiers gardent la même motivation. "On a envie d'agir parce qu'on aime ce qu'on fait, on aime la nature et on aime porter secours", conclut le lieutenant Éric. Quelques heures de repos, un repas et les pompiers remontent dans les camions, le poste de commandement restera animé tant que le feu ne sera pas complètement maîtrisé.