En pleine 19e étape du Tour de France 2026, Thomas Voeckler lâche une phrase glaçante sur l’Alpe d’Huez noyée sous des centaines de milliers de fans. Son récit en moto, entre peur et colère, pourrait changer la façon dont on regarde la montée mythique.
Sur la 19ᵉ étape Gap – Alpe d’Huez, disputée le 24 juillet 2026 et remportée par Tadej Pogačar, un autre homme a marqué les esprits : Thomas Voeckler. L’ancien maillot jaune, désormais consultant moto pour France Télévisions, est arrivé au sommet avant de lâcher sur le plateau de Vélo Club : "Très mal. Moi j’ai peur, très sincèrement." Dans la montée, il ne parlait plus d’exploits, mais de peur. La scène, racontée par le site sportif Sports.fr, se déroule au milieu de centaines de milliers de spectateurs massés dans les virages. Coincé derrière deux motos de course et une voiture de direction, Voeckler voit la foule se refermer tout en entendant que Pogacar revient à vingt secondes. Il dit redouter que la moto reste bloquée ou renverse quelqu’un, et replonge dans ses souvenirs de coureur : "J’avais peur à vélo, parce que dans le 'virage des Hollandais', j’ai déjà été frappé, vraiment."
Une Alpe d’Huez saturée pour un Tour 2026 décisifAu cœur de cette 19ᵉ étape Gap – Alpe d’Huez longue de 128 km, le classement général se jouait à quelques secondes entre le Français Paul Seixas et le Mexicain Isaac Del Toro, seulement séparés de vingt secondes selon le quotidien 20 Minutes. La police a fermé tôt la route, décrivent le site spécialisé Cyclingnews et l’encyclopédie en ligne Wikipedia, alors que plusieurs centaines de milliers de personnes convergaient vers la station. La montée de 13,8 km à 8,1 % et ses 21 virages s’est transformée en tunnel humain : camping-cars serrés, musique, fumigènes, alcool. Un décor qui ne laisse qu’un couloir étroit aux coureurs, aux voitures et aux motos de télévision.
Ce que Thomas Voeckler a enduré dans l’Alpe d’HuezSur ce couloir, la moto de France Télévisions pilotée par Thomas Voeckler ne peut plus dépasser. Il se retrouve derrière deux autres motos et une voiture de direction, tout en sachant que Pogacar revient : "Et je vous garantis que quand on vous annonce (Tadej) Pogacar à vingt secondes, que vous ne pouvez pas doubler et qu’il y a encore deux motos devant vous, plus une voiture de direction de course, on ne fait pas les fiers." L’ancien coureur ravive aussi un épisode vécu sur le vélo, dans le fameux virage des Hollandais : "Oui, j’avais reçu plein de coups, dans le casque, dans le dos, partout." Et il résume ce que ressent un leader coincé dans cette foule compacte : "Vous croisez les doigts qu’il n’y en ait pas un qui tombe, parce que sinon vous ralentissez tout le temps, vous avez peur tout le temps (…)."
Une alerte qui dépasse le seul cas VoecklerThomas Voeckler n’est pas seul à trembler. "J’espère surtout ne pas tomber", confie Paul Seixas à 20 Minutes, qui juge l’Alpe d’Huez "assez dangereuse". L’histoire récente, du renversement de Giuseppe Guerini en 1999 à la chute vertébrale de Vincenzo Nibali en 2018, montre que cette peur fait déjà partie du Tour, et l’expression 'Thomas Voeckler Alpe d’Huez' prend une dimension nouvelle.
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