À seulement 23 ans, Aurélie Faye, spa-praticienne à Aginum Thermae à Boé, s’apprête à se mesurer à 39 autres praticiens lors du Championnat de France de Massage, le 5 novembre à Paris. Pour l’occasion, l’Agenaise a...
À seulement 23 ans, Aurélie Faye, spa-praticienne à Aginum Thermae à Boé, s’apprête à se mesurer à 39 autres praticiens lors du Championnat de France de Massage, le 5 novembre à Paris. Pour l’occasion, l’Agenaise a imaginé "Via Harmonia", un massage signature mêlant techniques manuelles, bols tibétains et diapasons. On vous raconte.
"Le stress commence un peu à monter, mais j’ai hâte." Dans la pénombre de la cabine, les petites bougies artificielles diffusent une lumière douce. Les murs recouverts de miroirs donnent l’impression que l’espace se prolonge à l’infini. Sur la table de massage, les bols tibétains et les diapasons attendent leur tour. C’est ici, à Aginum Thermae à Boé, qu’Aurélie Faye peaufine le soin qu’elle présentera le 5 novembre prochain à Paris.
Une cabine hors du tempsÀ 23 ans, l’Agenaise fait partie des 40 praticiens sélectionnés sur dossier pour participer au Championnat de France de Massage, organisé dans le cadre du salon EquipHotel, à Paris. Pour l’occasion, elle représentera son établissement avec "Via Harmonia", un massage signature qu’elle a imaginé à partir du Sonos, un soin mêlant massage et sonothérapie.
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L’ambiance de la cabine n’est pas anodine. Alexis Foret, gérant d’Aginum Thermae, raconte avoir puisé l’idée des miroirs dans une exposition parisienne. "C’est très immersif", explique-t-il. Une fois allongé, le client a ainsi l’impression de se retrouver dans un espace sans fin, loin de l’éclairage habituel d’une cabine de soins.
Du toucher aux vibrations"J’ai créé un massage qui me ressemble", s'enthousiasme la jeune praticienne. Dans "Via Harmonia", elle associe ses techniques manuelles à des vibrations sonores. Les diapasons, choisis selon différentes fréquences, sont utilisés quelques secondes sur des points précis du corps. Les bols tibétains viennent compléter l'ensemble.
urélie explique utiliser les sons graves pour travailler davantage l’ancrage et les sons plus aigus pour accompagner l’élévation. Elle adapte aussi le déroulement du soin à la personne qu’elle reçoit. "C’est un soin qui s’explique par nos ressentis", dit-elle. Une approche qui reste du domaine du bien-être : Alexis Foret rappelle que les praticiennes "ne rentrent jamais dans le paramédical ou médical". En cas de problème nécessitant une prise en charge, elles peuvent orienter leurs clients vers un kinésithérapeute ou un ostéopathe.
Deux entraînements par semaineDepuis sa sélection, la jeune femme répète son protocole avec Mélissa, une autre praticienne d’Aginum Thermae qui lui sert de modèle. Une partenaire particulière, puisqu’elle connaît elle aussi les exigences du métier. "Elle va m’orienter en tant que praticienne", raconte Aurélie. Les deux femmes échangent ainsi sur les gestes, leur fluidité et le moment où déclencher une vibration.
Aurélie s’entraîne également chez elle, sur sa propre table de massage. Elle vise au moins deux séances par semaine, auxquelles s’ajoute la pratique quotidienne au spa. Car si elle a commencé par un bac professionnel esthétique avant de suivre deux années d’alternance à Aginum Thermae, elle a progressivement trouvé sa voie dans le massage.
À Paris, le jury ne regardera pas uniquement les gestes. L’épreuve sera divisée en trois temps : dix minutes d’installation, trente minutes de massage puis dix minutes de post-soin. L’accueil, l’organisation de la cabine, le respect de l’intimité et la manière d’accompagner le modèle seront également observés.
"Le draper dans le monde du massage est très important", souligne Alexis Foret. Pour lui, le praticien doit savoir-faire, mais aussi savoir-être.
La jeune femme ne cache pas son enthousiasme. "J’aime profondément ce que je fais, partager. Je me sens utilse." Elle avait initialement envisagé de devenir kinésithérapeute, avant de choisir une autre voie pour rester au plus près de ce qui lui plaisait : le massage.
Pour Alexis Foret, cette passion fait justement partie des qualités qui ont permis à Aurélie d’être sélectionnée. "On peut être un très bon masseur, mais il faut être un bon sensitif aussi", estime-t-il. Cinq massages signatures seront finalement récompensés du titre de Champion de France de Massage.