2,359 € de Gazole, 2,175 € d'essence... Face à la hausse des prix des carburants, les automobilistes de l’Agenais adaptent leurs habitudes. Certains patientent dans les files des stations Total Access, où l'essence...
2,359 € de Gazole, 2,175 € d'essence... Face à la hausse des prix des carburants, les automobilistes de l’Agenais adaptent leurs habitudes. Certains patientent dans les files des stations Total Access, où l'essence est un peu moins chère, d’autres privilégient le réseau Tempo ou le train. Reportage entre Le Passage, Foulayronnes et Agen, ce mardi 16 septembre au matin.
Ce mardi 16 septembre au matin, une file de voitures s’étire devant la station Total Access du Passage. Avec le gazole à 2,25 euros le litre et le sans-plomb 95-E10 à 1,99 euro dans les stations Total du secteur, le plein devient un véritable sujet de conversation. Certains acceptent de patienter pour payer moins cher, d’autres ont déjà changé de moyen de transport.
"Les prix sont choquants, notamment aux stations Carrefour et Intermarché, donc pas le choix, on va chez Total... C'est un enfer !", s'agace Claire. Devant les pompes de la station Total Access du Passage, les voitures avancent au compte-gouttes. Les automobilistes attendent leur tour, le regard tourné vers les tarifs affichés. Ce mardi matin, la différence de prix entre les enseignes interpelle : les chiffres à la pompe suffisent à faire réfléchir avant de remplir le réservoir.
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À Foulayronnes, à Boé ou au Passage, les stations Total affichent notamment le SP95-E10 à 1,99 euro le litre et le gazole à 2,25 euros. À titre de comparaison, le SP95-E10 est affiché à 2,129 euros à l’Intermarché de Foulayronnes, selon les données officielles relevées le 4 septembre. Pour un plein de 50 litres, cela représente près de 7 euros d’écart sur l’essence.
Le prix du plein dicte les habitudesÀ l’arrêt de bus de la gare d’Agen, Alice attend son prochain Tempo. Pour elle, la voiture n’est plus une option au quotidien. "Impossible pour moi de prendre la voiture, je ne peux pas autant mettre dans du gazole. Alors oui, je me lève plus tôt et je prends les transports en commun donc je dépends des passages de bus, mais c’est déjà moins cher…" Le bus lui demande davantage d’organisation, mais elle accepte cette contrainte pour réduire ses dépenses.
Malo, lui, fait un autre choix. Il préfère consacrer son budget au carburant plutôt qu’aux transports en commun. "Je préfère largement mettre de l’argent dans l’essence plutôt que dans les transports car la voiture c’est un gain de temps et je peux me lever un peu plus tard", explique-t-il.
Bertrand a, de son côté, adopté une organisation plus souple. "Moi je privilégie le vélo, et pour les courses je prends la voiture. Sinon, je prends le train ou je fais du co-voiturage. Plus le choix, le gazole coûte trop cher."
Pour une habitante de Port-Sainte-Marie qui travaille à Agen, le train s’est imposé comme une alternative régulière. "J’ai calculé et les trajets en train me reviennent moins cher que les kilomètres parcourus en voiture", affirme-t-elle.
Un autre salarié a choisi de réduire ses déplacements professionnels en télétravaillant davantage. "J’ai économisé une journée de télétravail car vraiment ce n’est plus possible, témoigne-t-il, exaspéré. C'est un enfer ! Quand est-ce que ça va s'arrêter ?"
Les écarts entre les stations s’expliquent notamment par les stratégies commerciales des enseignes, leurs coûts d’approvisionnement et la concurrence locale. TotalEnergies a annoncé un plafonnement du prix de l’essence à 1,99 euro le litre et du gazole à 2,25 euros dans ses stations françaises, ce qui explique les tarifs observés dans le secteur.
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Les stations de supermarchés fixent leurs prix selon leurs propres coûts et leur politique commerciale. Le site officiel du gouvernement permet de suivre les tarifs déclarés par chaque station et de comparer les prix à une date donnée.
Pour les automobilistes, le choix se fait désormais entre le prix à la pompe, le temps passé dans les transports et les kilomètres parcourus. Une équation qui, pour certains, impose de revoir complètement leurs habitudes.