La réalisatrice, actric,e scénariste et militante Judith Godrèche est l'une des têtes d'affiche de cette édition 2026 du festival "De l'écrit à l'écran" à Montélimar, qui se tient du 18 au 24 septembre au Palais des Congrès. Elle présente son film Mémoire de fille sur ICI Drôme Ardèche.
Publié le vendredi 18 septembre 2026 à 19h45
La réalisatrice, actric,e scénariste et militante Judith Godrèche est l'une des têtes d'affiche de cette édition 2026 du festival "De l'écrit à l'écran" à Montélimar, qui se tient du 18 au 24 septembre au Palais des Congrès. Elle présente son film Mémoire de fille sur ICI Drôme Ardèche.
Le film Mémoire de fille est projeté en avant-première ce samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Montélimar, en présence de sa réalisatrice, Judith Godrèche, dans le cadre de la 15e édition du festival "De l'écrit à l'écran". Le film est une adaptation du récit autobiographique d'Annie Ernaux, qui raconte l'entrée brutale d'une adolescente dans la sexualité, avec un réflexion sur l'absence de consentement. Judith Godrèche a accepté d'en parler sur ICI Drôme Ardèche avant son arrivée dans la Drôme.
"Pour que toutes les filles, toutes les femmes puissent aussi se reconnaître dans ce film"Comment filmer des scènes de violences sexuelles de manière féministe ? "C'était vraiment le défi, entre guillemets, de la mise en scène et l'une des raisons pour lesquelles ça m'intéressait de raconter cette histoire" répond la militante Judith Godrèche, "pour que toutes les filles, toutes les femmes puissent aussi se reconnaître dans ce film, il fallait le raconter à travers leurs yeux. C'est ça qui m'intéresse aussi dans l'écriture d'Annie Ernaux : cette universalité-là. À partir du moment où on film des scènes de violences sexuelles du point de vue d'un réalisateur ou de l'agresseur, en tout cas du point de vue qui n'est pas celui de la victime, c'est là, pour moi, que se crée une distance et l'impossibilité de parler à tout le monde."
Le film suit "un mouvement" explique encore Judith Godrèche, évoquant le corps abîmé d'une jeune fille, qui sombre dans l'anorexie, qui perd ses règles, "mais elle est dans un mouvement. Et ce mouvement le film le suit et l'embrasse" ajoute-t-elle. Et de conclure : "J'espère du coup que c'est le genre de film dont on sort avec, malgré tout, le sentiment qu'il y a quand même un horizon." Le film Mémoire de fille sera également projeté mardi 22 septembre au cinéma Les Templiers de Montélimar.
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