Avec la loi d’urgence agricole adoptée le 21 juillet, les représentants de l’agriculture française et leurs interlocuteurs au sommet de l’Etat montrent une nouvelle fois à quel point ils sont prisonniers d’un modèle productiviste qui se referme sur eux.
Chronique
Publié le 4 août 2026 à 8h00
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Avec la loi d’urgence agricole adoptée le 21 juillet, les représentants de l’agriculture française et leurs interlocuteurs au sommet de l’Etat montrent une nouvelle fois à quel point ils sont prisonniers d’un modèle productiviste qui se referme sur eux.
Nous sommes en pleine dissonance cognitive. Le 21 juillet, une loi d’urgence agricole a été votée alors que les sols subissent ce qui pourrait être la pire sécheresse jamais connue en France. Or, ce texte risque précisément d’accélérer leur épuisement en ouvrant la porte à l’usage du flupyradifurone (pour les betteraves) et de l’acétamipride (pour les noisettes), deux insecticides jusque-là interdits car jugés dangereux pour la santé humaine et la biodiversité.
Les scientifiques étaient pourtant unanimes face à ces pesticides : en juillet 2025, le CNRS, plutôt timide dans ses prises de position, avait « regretté l’adoption de la loi Duplomb » qui tentait de réintroduire l’acétamipride, dénonçant « une vision court-termiste, un recul majeur pour l’environne…
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