Dans ce foyer du 18ᵉ arrondissement de Paris accueillant des enfants placés par l’Aide sociale à l’Enfance, les équipes éducatives se démènent au quotidien, avec très peu de moyens et un manque cruel de formation, pour adoucir le quotidien de jeunes malmenés par la vie.
Reportage Dans ce foyer du 18ᵉ arrondissement de Paris accueillant des enfants placés par l’Aide sociale à l’Enfance, les équipes éducatives se démènent au quotidien, avec très peu de moyens et un manque cruel de formation, pour adoucir le quotidien de jeunes malmenés par la vie.
Ils sont arrivés ensemble, comme cramponnés l’un à l’autre. Stature de basketteur et visage fermé, Seydou (1) ne lâche pas la main de sa petite sœur. Cheveux tressés avec soin, jolie robe rose et tongs bien trop grandes, Awa ne quitte pas son grand frère des yeux. Il a 14 ans, et un regard empreint d’une tristesse insondable. Elle affiche un sourire timide, et la pulsion de vie de ses 7 ans. Trois mois après avoir été retirés à leur mère, les deux enfants, d’abord placés dans un foyer d’urgence, s’apprêtent à franchir le seuil de leur nouveau lieu de vie : la maison d’enfants à caractère social (Mecs) de la maison Robert-Doisneau, dans le 18e arrondissement parisien.
C’est dans ce foyer géré par la fondation OVE – Œuvre des Villages d’Enfants, une association née à Megève au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour recueillir les enfants perdus – que Seydou et Awa vont passer les prochains mois, et peut-être davantage, de leur jeune vie déjà si mouvementée. …
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