En Espagne, la Guardia Civil intensifie ses contrôles en septembre pour sanctionner les bagages mal arrimés, un durcissement qui rejoint la tendance observée sur les routes françaises.
Le retour de vacances tourne parfois au casse-tête logistique. Valises, sacs, parasols, tout doit tenir dans le coffre. En Espagne, la Guardia Civil a décidé de frapper fort en ce mois de septembre. Un simple bagage mal fixé peut désormais coûter très cher. Ce tour de vis n'est pas isolé. Il fait écho à un phénomène plus large observé sur les routes européennes, où les infractions graves ne cessent de progresser.
Les Canaries sous surveillance renforcéeLa Direction générale de la circulation (DGT) attend des millions de déplacements ce mois de septembre. Après un été particulièrement chargé, les routes des Canaries restent très fréquentées. La Guardia Civil a publié un message d'alerte sur son compte X. Elle y rappelle aux automobilistes de "ne pas dépasser les limites de chargement et de sécurité". Elle insiste aussi sur la nécessité de "fixer correctement ce qui se trouve dans le coffre" comme sur le toit.
Les forces de l'ordre espagnoles appellent surtout au bon sens. Selon elles, "les véhicules ont des limites de poids et d'espace". Un chargement mal réparti n'est jamais anodin. En France aussi, les comportements à risque au volant se multiplient. Le dernier rapport de l'ONISR recense plus d'un million de délits routiers en 2024, soit une hausse de 9,5% par rapport à 2023. La vigilance sur le chargement rejoint donc une exigence plus générale de rigueur sur la route.
Un danger physique largement sous-estiméUn bagage mal arrimé ne reste jamais immobile lors d'un freinage. Il continue sa trajectoire vers l'avant de l'habitacle. La vitesse multiplie alors sa force d'impact de façon spectaculaire. La DGT explique qu'un objet peut heurter un passager "jusqu'à quarante fois son poids" à seulement 50km/h. Elle évoque même un enfant mal attaché qui percuterait l'avant "avec la même force que s'il était devenu une girafe à 50km/h ou un éléphant à 90km/h".
Ce type de négligence rappelle d'autres distractions sanctionnées sur les routes. En France, l'usage du téléphone au volant progresse aussi fortement, avec une hausse de 6,3% en 2024. Les infractions liées à l'oreillette ont même triplé depuis 2017. Dans les deux pays, un même constat s'impose : la distraction ou la négligence au volant met directement en danger les occupants du véhicule, quelle qu'en soit la cause.
Des amendes ultra saléesConcrètement, un chargement mal sécurisé expose désormais le conducteur espagnol à une sanction financière. Le montant peut atteindre 200€ selon la gravité constatée. Cette amende protège le conducteur, mais aussi les autres passagers et usagers de la route. Un second risque existe pendant le trajet lui-même : manipuler un objet en conduisant constitue une distraction reconnue, punie d'une amende de 80€.
Cette sévérité accrue trouve un écho jusqu'en France, où le nombre de points retirés a pourtant baissé de 25% en 2024. Un assouplissement lié aux petits excès de vitesse, non à un meilleur respect des règles. Les autorités des deux pays semblent donc converger vers une même logique : cibler les comportements réellement dangereux, chargement mal fixé compris, plutôt que les infractions mineures.
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