À six semaines de mettre un terme à sa carrière, le Liégeois pense doucement à l’après. Et il a déjà des opportunités de reconversion. ...
Présent toute la journée à la Province Raquettes Arena de Huy, en marge du Masters qui porte son nom, David Goffin a répondu aux nombreuses questions des meilleurs jeunes joueurs liégeois présents. Mais aussi à celles de la presse, à six semaines de son dernier tour de piste sur les courts de l'European Open (17 au 25 octobre). Entretien.
David, il s'agit déjà de la troisième édition de votre tournoi, ici en province de Liège. On a le sentiment que la transmission est une valeur importante à vos yeux ?
Oui, c'est vrai. Et c'est surtout un plaisir de voir leurs visages et leurs sourires. Si je peux leur apporter ça, que ce soit avec une photo ou en tapant un peu la balle avec eux, c'est génial. J'adore les enfants et je pense que c'est important pour eux de voir des joueurs professionnels de plus près. Quand j'étais plus jeune, j'étais toujours impressionné de voir mes idoles, d'obtenir un autographe. Alors si je peux leur offrir ça à mon tour, c'est la moindre des choses.
Est-ce que vous pourriez devenir entraîneur auprès des jeunes ?
Oui, pourquoi pas. Après, coacher un jeune demande une formation spécifique, une certaine pédagogie. Bien sûr, ça me plairait de lui donner des conseils, de le faire évoluer. Mais pour l'instant, je serais sans doute plus à l'aise avec un professionnel, un joueur déjà formé auquel je pourrais apporter mon expérience, mon vécu ou des conseils tactiques. C'est totalement différent d'un jeune qu'il faut former techniquement.
guillementAccompagner l'équipe belge à Vienne ? Pourquoi pas, si je peux être utile.
David Goffin, ce samedi 5 septembre à Huy. ©BelgaimageÀ six semaines de la retraite, pensez-vous de plus en plus à l'après ?
J'ai la chance de ne pas devoir me mettre trop de pression par rapport à ça. J'ai le temps d'analyser ce qui me plaît et ce que j'ai envie de faire. Il y a des propositions, des choses qui viennent petit à petit à moi. Je me laisse le temps de terminer ma carrière, de souffler un peu et puis on verra quelle voie je prends.
De quel genre d'opportunités parlez-vous ? Du coaching ?
Des opportunités… (sourire) Il y en a dans plein de directions différentes, que ce soit dans le tennis ou non. On verra.
Dans deux semaines, l'équipe belge de Coupe Davis va affronter l'Autriche à Vienne. Vous pourriez l'y accompagner si Steve Darcis vous proposait d'intégrer le staff ?
Pourquoi pas, si je peux être utile et que le contact se passe bien. Évidemment, je connais très bien Steve et je tape encore avec les joueurs. Surtout avec Raph (Collignon), quand on se retrouve au même endroit. On aurait d'ailleurs pu s'entraîner ensemble cette semaine, mais il se prépare à la terre battue et moi, je suis sur dur. Pour le reste, je m'entends bien avec les joueurs, donc pourquoi pas. Mais il n'y a rien d'officiel là-dessus.
guillementJ'ai eu la chance de jouer à Paris et à Londres. Maintenant, le dernier objectif, c'est Bruxelles.
Beaucoup pensaient vous voir un peu plus souvent sur le circuit. Était-ce votre choix de vous limiter aux tournois du Grand Chelem ou y a-t-il eu des circonstances ?
Pour tout vous dire, une fois que vous annoncez que vous allez arrêter, il y a quand même quelque chose qui s'éteint en vous. Donc on essaye de se focaliser uniquement sur le positif. Les tournois que j'avais envie de faire, c'étaient évidemment les Grands Chelems, les épreuves les plus importantes de l'année et celles qui me tiennent à cœur. J'ai joué à Monaco, à Roland-Garros, à Wimbledon… Et là, je vais disputer deux tournois Challenger en septembre pour avoir un peu de matchs dans les jambes et essayer de terminer sur une bonne note à Bruxelles. Roland-Garros était probablement le tournoi le plus important, celui où j'ai vraiment vécu les émotions les plus fortes. Le reste de l'été, je me suis surtout reposé et j'ai passé du temps en famille, parce que je n'ai jamais vraiment pu profiter d'un été depuis que je joue au tennis.
Par rapport à l'US Open, aviez-vous demandé une invitation et avez-vous été déçu de ne pas la recevoir ?
Je l'espérais, mais je m'en doutais. C'est normal de donner la priorité aux Américains. En qualifications, Kei Nishikori a reçu une wild card et c'est normal, vu la super carrière qu'il a eue (NdlR : finaliste de l'US Open 2014). Cette année-ci, il faut dire qu'on est nombreux à arrêter : Wawrinka, Monfils, Nishikori, mais aussi Evans ou Bautista Agut. C'est ainsi. Je n'ai pas calculé la fin de ma carrière. Si je l'avais fait, j'aurais peut-être pris un classement protégé avec ma blessure au genou de l'année dernière et j'aurais ainsi pu disputer tous les Grands Chelems. C'est clair que j'aurais aimé refouler une dernière fois les courts de New York, mais c'est comme ça. J'ai eu la chance d'être à Paris et à Londres. Maintenant, le dernier objectif, c'est Bruxelles.
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