VIDÉO – Le dessin animé revient pour une 29ᵉ saison, faisant preuve d’une liberté d’expression totale malgré ses outrances. Réacs, progressistes… personne n’est épargné. Mais l’une des cibles préférées de “South Park” reste Donald Trump.
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VIDÉO – Le dessin animé revient pour une 29ᵉ saison, faisant preuve d’une liberté d’expression totale malgré ses outrances. Réacs, progressistes… personne n’est épargné. Mais l’une des cibles préférées de “South Park” reste Donald Trump.
Par Jérémie Maire
Publié le 27 septembre 2026 à 11h00
Voilà vingt-neuf saisons que South Park vise, tous azimuts, religions et autres croyances, Hollywood, gauche, droite, réacs, progressistes, riches et pauvres, et évidemment Donald Trump et son administration. En bref : absolument tout le monde peut devenir la cible de Matt Stone et Trey Parker, ces deux potes de la fac de cinéma de Denver, indéboulonnables auteurs des 340 épisodes de la série la plus méchante et la plus intouchable de la télé américaine.
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Car le dessin animé jouit toujours d’une liberté absolument totale, obtenue par ses créateurs à coups d’outrances au milieu desquelles se trouvent des réflexions féroces mais jamais cyniques sur l’état de leur pays. Et cette liberté de Stone et Parker provient autant de leur refus de suivre les tendances dominantes au moment de l’écriture de leur show que de la manière dont ils le produisent. South Park se fabrique en vase clos en seulement six jours, de son écriture à partir d’un fait d’actualité récent à son doublage puis à sa diffusion sur Comedy Central. Une arme redoutable, qui les rend difficiles à catégoriser et impossibles à contrôler, et qui se révèle payante : les aventures de ses quatre écoliers mal élevés sont saluées par des audiences encore records aujourd’hui, par une floppée de prix critiques (dont deux récents Emmy), et surtout par une puissance économique incontestable — Matt Stone et Trey Parker viennent de rempiler pour cinq ans avec un nouveau contrat de 1 milliard et demi de dollars. Et de lancer leur nouvelle saison avec un pied de nez aux délires trumpiens : South Park s’est rebaptisée d’elle-même South America.
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