Face à une guerre en Ukraine qui s’enlise et à une menace russe omniprésente en Europe, les argumentaires de certains élus et candidats à gauche qui briguent l’Elysée crispent, jugés trop complaisants avec Moscou.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, lors d’un débat organisé dans le cadre de la Fête de l’Humanité, au Plessis-Pâté, dans l’Essonne, le 11 septembre 2026. SIMON WOHLFAHRT/AFP
Entre silences, cafouillages et indulgence, Fabien Roussel a navigué en eaux troubles lundi 21 septembre pour expliquer sa position sur la guerre en Ukraine. Au micro de France-Inter, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et candidat à la présidentielle a d’abord souligné que l’invasion russe était « une violation du droit international ». Puis il a « demand[é] à ce qu’on s’interroge sur les choix qui ont été faits de ne pas avoir créé les conditions du dialogue avec Vladimir Poutine », au Parlement européen et sous le gouvernement Macron.
Son analyse est sans appel. Selon lui, le « résultat » de ces choix, c’est l’« escalade guerrière ». « Avec [leurs] livraisons [à Kiev] d’armes longue portée […], la France et l’Union européenne deviennent de plus en plus cobelligérantes », a-t-il argué, oubliant que, sans cette aide, l’Ukraine aura…
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