Pour dater un décès, les insectes sont de précieux alliés. Damien Charabidzé dévoile les secrets fascinants de l’entomologie médico-légale. Disponible sur RFI.fr
“Autour de la question, le magazine de toutes les sciences” RFI.FR
Les asticots vous dégoûtent ? Vous allez être servis ! Mais ne lâchez pas le morceau, ça vaut vraiment le coup d’écouter Damien Charabidzé, spécialiste d’entomologie médicale. Son job ? Prélever des insectes sur les corps des défunts pour dater leur décès. Les archéologues ont le carbone 14, lui et ses rares confrères, l’asticot. La température d’un corps ne permettant de dater la mort que durant deux jours, c’est là que les insectes interviennent : tant qu’il y a quelque chose à becqueter sur le cadavre, ils restent !
La première trace écrite de cette méthode remonte au XIIIe siècle en Chine, où un enquêteur élucida un meurtre grâce aux mouches qui avaient détecté des traces de sang invisibles à l’œil nu sur un instrument agricole. L’objet était donc l’arme du crime !
Au fil de cette émission captivante, on se demande aussi si les insectes peuvent révéler des traces d’ADN ou de produits toxiques et si les bactéries de la décomposition sont exploitables, avant d’aborder la terramation, ou compost funéraire. Une manière écologique, une fois mort, de demeurer dans le cycle du vivant.
◗ “Autour de la question, le magazine de toutes les sciences” “Comment faire parler les asticots ?”, par Caroline Lachowsky (48 min) RFI.FR
Par Anne Sogno