Ce vendredi soir, au stade Raoul-Barrière, le Racing Club Narbonnais a subi une défaite bien frustrante dans le derby contre Béziers (34-24). Malgré une prestation prometteuse et des éléments qui montrent le potentiel...
Ce vendredi soir, au stade Raoul-Barrière, le Racing Club Narbonnais a subi une défaite bien frustrante dans le derby contre Béziers (34-24). Malgré une prestation prometteuse et des éléments qui montrent le potentiel des orange et noir, ils n’ont pas su le concrétiser sur le terrain.
Ce samedi matin, dans les rues de Narbonne, il n’est question que de ce derby à Béziers, vendredi soir au stade Raoul-Barrière (défaite 34-24). Et les avis divergent quand les sentiments, eux, changent suivant si le verre est vu à moitié plein ou à moitié vide. Mais ce qui ressort le plus reste cette frustration immense de savoir le Racing Club Narbonnais enfin en position de regarder l’ASBH dans les yeux. Et mettre fin à cette disette qui dure depuis plus de neuf ans, bien trop longtemps. Jusqu’à l’heure de jeu, les orange et noir pensaient tenir le bon bout (20-24) et pouvoir finir le bloc sur la meilleure note possible. Mais au final, ce premier bloc de cinq matches de Pro D2 laisse un goût d’inachevé à une note globalement positive.
"Je vais être honnête, si à la fin, nous marquons et nous finissons à dix points, j’aurais dit que c’était bien pour un premier bloc. Là, je ne dis pas que c’est mal, mais il manque quelque chose et nous devons aller le chercher", lâchait le manager du Racing Jacques Delmas en conférence de presse après la défaite dans ce derby. Ce point de bonus défensif, Narbonne le méritait pour l’ensemble de son œuvre durant cette rencontre, d’autant plus quand la dernière action, positive et dans l’avancée, était annihilée par une décision arbitrale que le technicien audois a clairement dit qu’elle méritait autre chose. Ce dixième point après cinq journées de Pro D2 n’aurait pas fait grappiller une place supplémentaire au classement, en revanche, dans les têtes, il aurait signifié énormément.
Le classement après cinq journées
Mais comme souvent, le pire ennemi du Racing est "lui-même", et Jacques Delmas le répète assez pour faire comprendre qu’il connaît parfaitement son groupe. Narbonne perd ce derby à Béziers par sa faute, même si l’ASBH ne vole pas sa victoire. Sauf que les deux cartons jaunes contre Charles-Henri Berguet juste avant la pause (39e) et celui du capitaine Clément Bitz (63e) ont été trop préjudiciables pour espérer autre chose. Encore plus, quand dans le jeu, les Narbonnais ont été "petits bras", "se sont cachés" et n’ont pas "montré leur vrai visage". Et les phases offensives sur lesquelles la différence aurait pu être faite, ont été coupées par d’innombrables ballons perdus. 21 au total, bien trop pour lancer le jeu.
Certains choix du staff du Racing peuvent être discutés, même s’il est toujours plus facile de le dire une fois que le match est terminé. Pourquoi ne pas avoir opté pour un troisième ligne sur le banc, avec par exemple la densité physique d’un Chlayton Frans ou d’un Loan Lavergne, ou l’expérience et l’amour du maillot d’un Paul Belzons. Pourquoi avoir fait entrer Théo Bévia et Théo Gomez – toujours bons élèves – si tard. Et pourquoi ne pas avoir choisi de placer l’ouvreur Tom Chauvet sur le banc pour permettre à Faletoi Peni de conserver sa place au centre du terrain, là où il avait pris la mesure de son adversaire. Ce n’est pas forcément pour ces raisons que Narbonne n’a pas su s’imposer à Béziers.
Parce qu’avant l’entrée du banc, les orange et noir auraient dû avoir la mainmise sur cette partie. "Nous avons donné tous les points en première mi-temps. C’était Noël ce soir. Nous ne pouvons pas nous permettre de ça", "Nous manquons d’ambition dans tout ce que nous voulons faire", "Sur un derby, ce n’est pas possible de prendre deux cartons jaunes, c’est cadeau", pestait un très lucide et extrêmement déçu Jacques Delmas au moment de donner les explications de cette défaite à Béziers.
Le Racing Club Narbonnais doit avancer, grandir sur ce genre de soirées où un résultat lui tend les bras. Mais ces Audois ont montré qu’ils avaient le potentiel, les moyens et les clés de faire mieux. Il reste plus qu’à le transposer sur le terrain, le temps ne joue pas en leur faveur. Le championnat va vite, mais les orange et noir doivent se lâcher, enlever ce "frein à main" et se lancer corps et âme dans la bataille.