Les lycéens se sont mobilisés partout en France hier pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils étudient. Parmi leurs revendications, on retrouve le prix de la cantine ou encore les trous dans les emplois du temps. Au lycée Simone Veil de Valbonne, plus de 200 lycéens se sont rassemblés.
Diffusé le mardi 29 septembre 2026 à 7h32
Publié le mardi 29 septembre 2026 à 7h32
Les lycéens se sont mobilisés partout en France hier pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils étudient. Parmi leurs revendications, on retrouve le prix de la cantine ou encore les trous dans les emplois du temps. Au lycée Simone Veil de Valbonne, plus de 200 lycéens se sont rassemblés.
Devant les grilles du lycée Simone Veil de Valbonne, Colin, refuse d'aller en cours. Il se plaint de la construction de son emploi du temps. "J'ai cours de huit heures à midi puis plus rien jusqu'à 15 heures. Je dois attendre trois heures pour une heure de cours d'espagnol à 15h", déplore-t-il. Il n'a pas le temps de rentrer chez lui pendant sa longue pause. "J'habite Roquefort-les-Pins et je prends les transports en commun pour venir au lycée. Or, il y a très peu de bus en journée." Il en a parlé à la direction de son établissement en vain. "On nous dit que ce n'est pas possible, la direction ne nous écoute pas." Cette situation est lié à la difficulté, pour les chefs d'établissements à concocter des emploi du temps. "Pendant que je suis en spécialité anglais, les autres membres de ma classe sont en permanence", explique un élève de Terminale. "Il faudrait que tous les élèves qui ont la même spécialité soit dans la même classe", poursuit-il.
La baisse du pouvoir d'achat au centre des revendicationsLes lycéens se mobilisent également par rapport au prix de la cantine. "4€ 30 par repas c'est énorme par rapport à la quantité qui nous est servie", explique Oscar. "Il y a des familles qui ne peuvent pas se permettre de payer autant et franchement vous verriez les desserts, c'est ridicule" peste-t-il. Il se plaint également du temps que ses camarades et lui ont pour se restaurer. "Nous n'avons qu'une heure pour manger et nous faisons 45 minutes de queue. Nous nous pressons pour aller en cours et nous ne sommes pas rassasiés." Un autre élève venu soutenir ses camarades sur le parking du lycée Simone Veil de Valbonne, rempli de voiture sans permis, étudie dans un lycée professionnel. Il se plaint de l'effort qui est demandé aux familles pour l'achat de l'équipement nécessaire à l'apprentissage des professions. "J'apprends les métiers du BTP. C'est vrai que l'école nous offre une tenue en début d'année mais elle s'use. Il faut des gants, un pantalon de chantier, des chaussures de sécurité... C'est à nous de compléter", explique-t-il.
Un mouvement d'ampleur nationaleDepuis le début de l'année, certains professeurs cumulent plusieurs semaines d'absence. "Ma professeure de physique est absente depuis trois semaines et ma professeure de mathématiques ne vient plus depuis 15 jours. Nous n'avons pas de remplaçant et nos emplois du temps ne sont pas aménagés en conséquence. C'est pour cela que je suis venu manifesté ce matin", raconte Teznim en classe de seconde. Malgré plus de 200 lycéens mobilisés dès 7h 30 du matin, les blocus a été stoppé très rapidement par une vingtaine de gendarmes présents toute la matinée sur place. Les lycéens n'écartent pas de se remobiliser si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
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