Elle a marqué quatre décennies du Festival d’Avignon, où elle fut invitée plus de vingt fois comme actrice, mais aussi metteuse en scène ou artiste associée. Valérie Dréville y revient avec « Thésée, sa vie nouvelle », quête dans le labyrinthe de la mémoire familiale, adapté du beau texte de Camille de Toledo.
Valérie Dréville, le 16 juin à Paris. DORIAN PROST POUR « LE NOUVEL OBS »
Avignon, huit décennies d’histoire… Et près de la moitié marquée par sa présence. Valérie Dréville, qui fit ses débuts en terre papale en 1987, connaît le Festival comme personne. Sur la scène de la Cour d’Honneur, dirigée par Antoine Vitez aux côtés de Ludmila Mikaël et Didier Sandre, elle incarnait Doña Sept-Epées. C’était dans « le Soulier de satin », spectacle trônant au panthéon des nuits cultes avignonnaises. La fille du réalisateur Jean Dréville avait alors 25 ans. Quand elle évoque ce souvenir, près de quarante années plus tard, les yeux s’embuent presque instantanément.
La comédienne revient au Festival en majesté, dans un spectacle qu’elle a entrepris avec le metteur en scène flamand Guy Cassiers. Dans « Thésée, sa vie nouvelle », seule en scène, elle donne corps et voix au roman de Camille de Toledo. « Maintenant tout tombe et la vie est maudite », répète le narr…
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