Après les violents affrontements entre la police et les lycéens de plusieurs lycées alsaciens, les syndicats et la Fédération des conseils de parents d'élèves apportent leur soutien, mesuré, à la jeunesse.
Publié le jeudi 1 octobre 2026 à 18h49
Après les violents affrontements entre la police et les lycéens de plusieurs lycées alsaciens, les syndicats et la Fédération des conseils de parents d'élèves apportent leur soutien, mesuré, à la jeunesse.
Les lycéens continuent de protester partout en Alsace contre le manque de moyens dans leur lycée. D'important affrontement avec la police et les CRS ont eu lieu à Strasbourg et à Mulhouse le jeudi 1er octobre. Les policiers ont chargé les adolescents qui avaient mis le feu à des poubelles ainsi qu'à des voitures devant certains lycées comme celui de Couffignal.
Un mouvement lycéen autonome dont les revendications sont soutenues par les syndicats alsaciens, mais aussi par les parents d'élèves. Dès mercredi, la CGT, la FSU Alsace ainsi que des syndicats étudiants ont appelé à écouter les lycéens dans un communiqué commun. "Il y a une colère légitime des jeunes", estime Laurent Feisthauer, responsable de la CGT Éduc'Action Alsace. "La seule chose qu'on leur oppose, ce n'est pas le dialogue mais la répression. Alors forcément après, le mouvement fait tache d'huile et prend d'autres proportions. On aurait pu éviter tous ces débordements si on s'était mis tout de suite autour d'une table."
"Les policiers ne doivent pas oublier que ce sont des enfants"Même son de cloche du côté de la Fédération des conseils de parents d'élèves du Bas-Rhin, dont Julien Rastegar est le président : "On est exactement sur la même longueur d'onde que les revendications des lycéens. Ils sont jeunes, ils s'expriment et ils ont raison ! Ce sont eux les premiers concernés par les conditions des lycées qui se détériorent chaque année".
Mais les parents sont aussi inquiets pour leurs enfants car, à Strasbourg, plusieurs adolescents ont été blessé dans les affrontements avec la police. "Bien sûr qu'on est inquiets ! On voit que la répression est assez dure. On demande donc aux policiers de ne pas oublier que, devant eux, ce sont des enfants !", ajoute le président de la plus grosse fédération de parents d'élèves du 67.
Au-delà de la peur, Julien Rastegar juge également les dégâts matériels contre-productifs : "On ne peut pas dénoncer l'état des bâtiments et, en même temps, dégrader le mobilier et le matériel. C'est contradictoire ! On appelle les parents d'élèves à encadrer leurs enfants et à leur expliquer ce qui se passe. Même s'ils sont excités ou révoltés, il faut les écouter et les accompagner."
Treize lycées bloqués à StrasbourgÀ Strasbourg, treize lycées ont été bloqués le jeudi 1er octobre, selon le syndicat Alternative étudiante Strasbourg.
L'opposition de gauche de la ville de Mulhouse, Mulhouse en commun, affirmait hier dans un communiqué "son soutien à la jeunesse" et dénonce une réponse "autoritaire et violente". Elle demande au maire de faire en sorte que "la police municipale ne participe pas à la répression violente en cours".
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Le recteur de l'académie de Strasbourg Olivier Klein considère qu'en Alsace, il n'y a pas de classes surchargées dans les lycées. Il était ce vendredi 2 octobre l'invité d'ICI Alsace. Dix-huit établissements sont fermés en Alsace après plusieurs journées de mobilisation des lycéens.
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Plusieurs lycées ont été bloqués ce jeudi 1er octobre en Alsace par des jeunes rassemblés devant les établissements et qui dénoncent le manque de moyens dans l'Éducation nationale. C'est à Strasbourg qu'il y a eu le plus de dégâts, annonce la région Grand-Est ce jeudi soir.
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