Le Narbonnais de 42 ans, fort de 23 condamnations au casier judiciaire, avait entraîné la police dans une furieuse course-poursuite le 1er septembre dernier au volant de la voiture personnelle dérobée à un gendarme....
Le Narbonnais de 42 ans, fort de 23 condamnations au casier judiciaire, avait entraîné la police dans une furieuse course-poursuite le 1er septembre dernier au volant de la voiture personnelle dérobée à un gendarme. Il écope de 18 mois de prison ferme.
Ce père de famille demeurant dans le Narbonnais consomme de l’héroïne depuis 20 ans. Ce qui clairement ruine son existence. D’où son casier judiciaire mastodonte : 23 condamnations en 20 ans pour notamment des affaires liées aux stups, de moult vols ou cambriolages également. Une vie de SDF, sans travail, un enfant qu’il ne voit plus… La déchéance.
Voilà quelques semaines, un inconnu lui propose une voiture, une Toyota yaris, en centre-ville de Narbonne, pour une bouchée de pain moisie, 300 euros. Il accepte. "À ce prix-là, sans papier, je me doutais bien qu’elle était volée", admettra le prévenu à la barre du tribunal correctionnel de Narbonne. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il s’agissait de la voiture personnelle d’un gendarme. Anecdotique mais croustillant avouons-le. "Je l’ai prise pour dormir dedans surtout."
Je suis allé au summum de la bêtise
De fait, il n’a jamais eu le permis. Ce qui ne l’empêche pas de conduire, de conduire et de conduire. Ce 1er septembre, à Croix-Sud, les policiers l’aperçoivent au volant, cheminer très lentement, la tête baissée, casquette sur la tête, lunettes de soleil sur le nez. L’uniforme parfait du suspect quoi. De plus, les policiers constatent que le véhicule est volé. Alors, ils procèdent à l’interpellation.
Le conducteur fait mine de se garer puis repart en trombe. S’ensuit une folle course-poursuite. Il dérape dans les giratoires, manque de percuter un piéton… Avant de stopper net l’auto. "Je me suis fait peur à moi-même, alors j’ai tout arrêté", explique-t-il devant ses juges.
Concernant l’interpellation, les hommes du commissariat dénoncent des violences de la part du prévenu, l’intéressé nie. "Je suis allé au summum de la bêtise, d’accord. Mais quand je me suis stationné, j’ai coupé le moteur et levé les bras, mes clefs à la main. Jamais, je n’ai insulté personne, ni frappé un policier."
Les policiers, qui ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour le maîtriser, indiquent tout le contraire. Voilà pourquoi dans ce dossier, représentés par Mes Frédéric Pinet et Sébastien Cauneille, ils se sont portés partie civile, demandant 2 000 € chacun d’indemnités et de frais de justice. À la barre, le prévenu réclame de l’aide dans le but de se sevrer.
Le ministère public requerra principalement 24 mois d’emprisonnement avec maintien en détention. Le chauffard toxicomane, défendu par Me Emmanuelle Mandrou, sera finalement condamné à deux années de détention dont six mois avec un sursis probatoire de deux ans et maintien sous écrous. Il devra verser 1 000 € à chacun des policiers.
À noter que le désormais condamné était sorti de prison en mars 2026. Il n’aura donc connu depuis que six mois de liberté.