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Retour d’expérience : comment j'ai créé une appli Mac payante en 11 jours avec Claude, sans écrire une seule ligne de code !

Дата публикации: 07-10-2026 08:10:16


L’assistant IA d’Anthropic m'a aidé à développer une telle application en suivant mon intuition et à passer avec succès l'examen d'Apple en moins de deux semaines. Voici ce parcours, de l'idée initiale au produit commercialisable sur l'App Store.


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L’assistant IA d’Anthropic m'a aidé à développer une telle application en suivant mon intuition et à passer avec succès l'examen d'Apple en moins de deux semaines. Voici ce parcours, de l'idée initiale au produit commercialisable sur l'App Store.

L'appli Icon Gallery ‘97 dans l'App Store, Ph. David Gewirtz/ZDNet.

Les points essentiels à retenir pour créer une appli Mac avec Claude

  • J’ai publié une application Mac sans écrire la moindre ligne de code.
  • Le « Vibe coding » a nécessité 502 directives, pas une seule commande magique.
  • La création des images promotionnelles pour l’App Store m’a pris presque autant de temps que le développement de l’application.

Vers midi, le dimanche 20 septembre, j’ai eu l’idée d’une application Mac. Une semaine plus tard, le dimanche 27 septembre, également vers midi, j’ai soumis mon application terminée à Apple. Quatre jours plus tard, Apple a accepté l'application. Et elle a été mise en ligne sur l'App Store.

Voici l’histoire de la réalisation de mon projet, au croisement d’un heureux hasard et du « vibe coding » à son apogée.

Mais sachez que tout a commencé il y a 30 ans, avec une immense bibliothèque d’icônes.

Les icônes m’ont bien servi

Lorsque j’ai lancé ma première entreprise de logiciels, l’un des premiers produits que j’ai commercialisés était Icon Factory pour HyperCard (ancien programme et environnement de développement pour Mac). Il a remporté plusieurs prix. Ce produit a permis de faire vivre mon entreprise et nos employés pendant des années. Ces icônes étaient toutes en noir et blanc, tout comme HyperCard.

En 1997, après des années de demandes de la part des clients qui souhaitaient des icônes de bureau colorées pour le Finder, nous avons créé un coffret en trois volumes d’icônes couleur de 32 × 32 pixels appelé Icon Gallery. Il s’agissait d’un produit en coffret contenant plus de 2 000 icônes. Icon Gallery était vendu en magasin, par correspondance et par publipostage.

Boîte originale d’Icon Gallery, comparée à l’application que je viens de développer et de publier. David Gewirtz/ZDNET

Icon Gallery a été l’un des derniers logiciels en boîte que j’ai produits. Je vais être honnête avec vous. Je ne me souviens plus quand ni pourquoi j’ai arrêté de vendre Icon Gallery. Mais cela a probablement coïncidé avec le moment où j’ai cessé de fabriquer physiquement des produits en boîte. Cette décision, bien sûr, s’inscrivait dans le sillage de l’essor du Web.

Retour vers le futur

Revenons à il y a quelques mois. En désencombrant quelques casiers de mon bureau, j’ai retrouvé les emballages de deux de mes anciens logiciels, dont Icon Gallery. J’ai posé la boîte sur une étagère. Une fois de plus, je l’ai pratiquement oubliée.

Puis, le mois dernier, à l’occasion du grand événement iPhone de cette année, mon rédacteur en chef m’a demandé d’écrire une série d’articles sur l’histoire d’Apple. Alors que j’écrivais « L’IA a complètement changé ma façon de développer des applications iPhone… et je crois que j’adore ça,», j’ai fouillé dans mon serveur à la recherche d’une capture d’écran ou d’une illustration de boîte représentant un produit d’IA que j’avais créé pour le Mac à la fin des années 1980.

J’ai retrouvé cette image, ainsi qu’un ancien fichier Macromedia Director contenant l’intégralité des 2 338 icônes datant d’il y a 30 ans. Au milieu des années 90, j’avais converti les icônes d’Icon Gallery au format Director et vendu le produit ainsi obtenu à des animateurs sous forme de bibliothèque de ressources. Director était très populaire à l’époque des CD-ROM, mais il a depuis disparu de l’histoire du Mac, tout comme HyperCard et d’autres applications vintage.

Mais il était bien là, sur le bureau de mon Mac Studio : un fichier vieux de 30 ans contenant toutes ces ressources, dans un format de fichier disparu depuis longtemps. Je me sentais comme un archéologue ouvrant le sarcophage d’une momie antique.

Claude est mon ami

J’ai donc confié ce fichier archaïque à Claude. Ma demande était simple : « Ce fichier est un ancien fichier Macromedia Director contenant une vaste bibliothèque d’icônes. Peux-tu séparer les icônes dans leur propre dossier ? »

Claude n’a pas fait d’histoires! L’assistant IA ne s’est pas plaint que les fichiers Director étaient tellement obsolètes qu’il ne pouvait rien faire. Il m’a simplement demandé dans quel format je souhaitais obtenir les fichiers, et si je voulais que les pixels blancs sur les bords soient transparents.

D’après le journal, ce processus a pris quatre minutes et 30 étapes. En moins de temps qu’il n’en faut pour préparer une tasse de café, je me suis retrouvé avec plus de 2 000 images PNG, classées dans des dossiers thématiques. Je n’avais pas vraiment de projet précis pour ces icônes. J’étais surtout surpris de la facilité avec laquelle Claude avait extrait les données binaires et les avait converties en fichiers PNG.

C’était le 2 septembre. J’ai ensuite laissé la collection de fichiers vintage extraits dans un dossier sur mon bureau.

Il pourrait y avoir une appli pour ça

18 jours plus tard, un dimanche après-midi, j’avais besoin d’un graphique pour un projet sur lequel je travaillais. J’ai repensé à mes anciennes icônes d’Icon Gallery et je me suis dit : « Tiens, ce serait cool d’avoir une application pour parcourir et redimensionner ces icônes. »

Et c’est à ce moment-là qu’Icon Gallery ‘97 a vu le jour. Pourquoi pas, après tout ? J’ai des assistants IA à disposition.

J’ai travaillé à la fois sur Claude Desktop (pour discuter stratégie) et Claude Code (pour développer l’application Mac). En quelques heures, je disposais d’une application Mac fonctionnelle capable de parcourir la bibliothèque d’origine et de créer des icônes bitmap aux contours nets, parfaitement mises à l’échelle, allant de 32 × 32 pixels à 1 024 × 1 024 pixels.

Les pixels sont mis à l’échelle en taille réelle (illustration de l’App Store). David Gewirtz/ZDNET

Je disposais désormais officiellement d’une preuve de concept.

Mais comment allais-je la transformer en produit ? Claude m’a recommandé deux pistes viables. L’IA a suggéré de nommer le produit "Icon Gallery ‘97 : 30th Anniversary Edition", qui rend hommage aux icônes rétro créées à la main. Ce style vintage pourrait séduire dans un monde où l’art est généré par l’IA.

Claude a également recommandé d’ajouter une fonctionnalité de recoloration

Claude a également recommandé d’ajouter une fonctionnalité de recoloration, afin que les designers puissent non seulement choisir les anciennes icônes, mais aussi les recolorer pour les adapter aux couleurs de leur marque ou de leur identité visuelle. L’IA a également recommandé de créer des collections et des favoris.

Fonctionnalité de recoloration (illustration de l’App Store). David Gewirtz/ZDNET

Puis un ami m’a conseillé d’intégrer une fonctionnalité « Exporter vers Slack », car ces icônes rétro seraient très sympas en emojis Slack. Ma femme a vu le même potentiel en glissant-déposant les icônes dans des messages. Je me suis assuré que ces fonctionnalités soient bien présentes dans l’application.

Fonctionnement des emojis Slack (illustration de l’App Store). David Gewirtz/ZDNET

Une fois que vous avez créé des favoris et des collections, que se passe-t-il si vous souhaitez utiliser l’application sur un autre Mac ? Ah, il fallait donc ajouter la synchronisation via iCloud! C’est ce qui a été fait.

Avant que quelqu’un ne laisse entendre que le vibe coding consiste à lancer une commande du type « Crée-moi une application », permettez-moi de vous dissuader de cette idée. J’ai donné à Claude Code 502 directives individuelles au cours des quatre jours où j’ai activement interagi avec lui.

Ces journées n’étaient pas entièrement consacrées au codage. Je suis allé chez le médecin pour mon bilan de santé annuel, j’ai passé le vendredi avec un artisan qui travaillait sur la maison, et j’ai dû rendre trois articles de fond importants pour ZDNET.

Mais entre deux tâches, j’ai discuté avec Claude et guidé son processus de développement. Puis je suis revenu à mes autres priorités.

Utiliser l’IA pour coder une appli Mac

À l’époque où nous avons commencé à utiliser des agents de codage IA, j’ai développé un « headcanon » (interprétation personnelle tirée d'un univers de fiction) qui m’aide à réfléchir à la manière de gérer les bots.

Je les considère comme des partenaires de travail à la fin d’un historique de discussion. J’utilise cette approche pour travailler avec bon nombre de mes partenaires humains, donc ça fonctionne bien.

C’est ainsi que j’envoie parfois une question à Claude Code. Par exemple, peu après avoir intégré le mécanisme d’achat intégré à l’application et vérifié qu’il fonctionnait, je me suis rendu compte qu’une personne pouvait acheter l’application, exporter toutes les icônes, puis demander un remboursement. J’ai demandé à Claude : « Est-ce que ça nous pose un problème ? »

Interface d’achat intégré à l’application (illustration de l’App Store). David Gewirtz/ZDNET

Claude a suggéré de ne pas contester les remboursements

Claude a suggéré de ne pas contester les remboursements. Cette décision correspondait à ma philosophie de longue date en matière de publication de logiciels. Si quelqu’un ne veut pas de mon code, pourquoi le lui faire payer ? Mais cette question a débouché sur une découverte encore plus intéressante. Claude s’est rendu compte que les 2 146 icônes se trouvaient toutes dans l’application sous forme de fichiers PNG isolés. Toute personne ayant téléchargé la version gratuite pouvait faire un clic droit dessus, choisir « Afficher le contenu du paquet » et copier l’intégralité de la collection sans rien acheter.

Nous avons ajouté un chiffrement et packagé l’application avec un seul fichier chiffré. À mesure que les images sont demandées, elles sont déchiffrées de manière dynamique.

Avant de soumettre l’outil à l’App Store, nous l’avons testé. Nous avons délibérément corrompu des copies pour vérifier que le contrôle les détecterait bien. Nous avons ensuite appliqué le moteur de décryptage de l’application à chaque icône. Le résultat déchiffré correspondait aux fichiers d’origine. Nous l’avons donc commercialisé tel quel.

Convaincre Claude est devenu un thème récurrent

À un autre moment, j’ai remarqué que la fenêtre défilait incroyablement lentement. J’ai dû convaincre Claude d’effectuer quelques tests. Il s’est avéré que le code compressait les images en taille réelle pour chaque aperçu, et qu’un autre bloc de code reconstruisait la fenêtre entière 482 fois à chaque demande de redimensionnement.

Convaincre Claude est devenu un thème récurrent (un peu comme lorsqu’on travaille avec un partenaire humain). Je voulais un rectangle de sélection pouvant être glissé sur les icônes. Claude trouvait cette approche inutile. Je lui ai alors expliqué que les Mac permettaient la sélection par glisser-déposer depuis avant 1997. Finalement, Claude a réussi à faire marcher cette fonctionnalité.

Je l’ai déjà dit, mais c’est ainsi que j’ai passé une grande partie de ma carrière à encadrer des programmeurs. Je travaillais brièvement avec eux tout au long de la journée, entre toutes les autres activités que je gérais pour l’entreprise.

Coder avec Claude ne semblait pas très différent. L’assistant IA a même contesté certaines instructions, pris des airs de temps à autre et s’est plaint de certaines tâches. On aurait tout à fait pu avoir affaire à un autre humain à l’autre bout du chatbot! À certains égards, Claude semblait plus humain que certaines personnes avec lesquelles j’ai travaillé...

Claude s’est également montré très pointilleux quant à la provenance de la collection

Claude s’est également montré très pointilleux quant à la provenance de la collection. J’ai trouvé intéressant de voir à quel point cet assistant IA veillait à ce que l’application passe le contrôle de l’App Store. Sa préoccupation portait sur la propriété des icônes. J’ai dû le convaincre que mon entreprise avait créé ces icônes dans les années 1990 et que ma société actuelle était le successeur légal de l’entreprise d’origine. Tous les éléments m’appartenaient.

Malgré tout, Claude a signalé certaines icônes qu’Apple risquait de bloquer, notamment un logo Caterpillar et une tête de personnage qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Charlie Brown. Nous avions également toute une série d’icônes représentant des coups de feu, un thème très populaire en 1997 mais totalement déplacé en 2026... J’ai également supprimé ces icônes.

L’un des avantages vraiment géniaux du codage par IA est la rapidité avec laquelle on peut tester des idées. Le système de gestion de projets Git permet de créer des branches de code. Cette fonctionnalité n’a rien à voir avec l’IA, mais elle permet de revenir à une version précédente du code ou d’intégrer des modifications. J’ai combiné l’utilisation des branches Git avec des expériences d’IA. À un moment donné, j’ai demandé à Claude d’essayer un design visuel complètement différent. Claude l’a créé en moins d’une heure, et en 30 secondes, j’ai décidé que c’était affreux. Nous avons pu revenir en arrière instantanément.

Leçons tirées de l’App Store

Je ne suis pas un parfait novice de l’App Store. Mais je pourrais tout aussi bien l’être. Les dernières applications que j’ai développées pour l’App Store datent de 2008. Le dernier paiement que j’ai reçu d’Apple pour ces applications remonte à 2012. Le monde, tout comme l’App Store, a beaucoup changé depuis lors.

Pour préparer ma soumission à l’App Store, j’ai utilisé Claude pour me guider à travers chaque écran et chaque option de soumission. J’ai pris des captures d’écran de chaque nouvel écran et je les ai envoyées à Claude avant de cliquer sur les boutons de confirmation et d'avance. Cette approche a très bien fonctionné.

J’ai également utilisé Claude pour obtenir des conseils sur la configuration du compte App Store. Le conseil le plus important que j’ai reçu était que les nouvelles sociétés sur l’App Store (celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 million de dollars) peuvent se présenter comme des petites entreprises et que les commissions passeront de 30 % à 15 %. C’est un avantage considérable!

Avant de soumettre l’application à l’App Store, j’ai demandé à Claude de lancer une série d’agents adversaires pour examiner l’application de bout en bout. Bien que j’aie effectué de nombreux tests, les agents ont tout de même repéré quelques éléments à corriger avant la soumission.

Claude, Gemini et ChatGPT se sont révélés lamentables pour créer des images promotionnelles pour l’App Store

Ma plus grande surprise a sans doute concerné les visuels accompagnant une soumission sur l’App Store. Apple autorise jusqu’à dix visuels au format 2880×1800 qui s’affichent avec l’application dans votre fiche de présentation. La création de ces visuels m’a pris trois jours, en plus de mon travail habituel. En d’autres termes, la création des visuels m’a pris presque autant de temps que celle de l’application.

En effet, Claude, Gemini et ChatGPT se sont révélés terribles, horribles, lamentables, inefficaces, et, globalement, totalement incompétents pour créer des images promotionnelles pour l’App Store. Bien que j’ai déjà obtenu d’excellents résultats avec la génération d’images par IA avant cela, il y a quelque chose dans la manière de faire passer le bon message dans une image promotionnelle de l’App Store qui a fait échouer les assistants IA. J’ai donc fait le travail à la main dans Photoshop, comme un homme des cavernes. Vous pouvez voir certaines de ces illustrations ci-dessus, disséminées tout au long de cet article.

Oh, et voici un conseil. Une fois que vous avez configuré TestFlight, l’outil permettant de partager votre application entre différents utilisateurs et appareils, limitez vos téléchargements. Mercredi, j’ai uploadé 21 versions entre 6 h 49 et 21 h 20, tout en peaufinant l’aspect et la convivialité finaux de la soumission. Apple a refusé d’accepter la vingt-deuxième soumission et m’a fait attendre une journée entière avant de pouvoir réessayer.

Cette pause a retardé l’ensemble du projet d’une journée.

Réflexions supplémentaires sur le vibe coding d'une appli
  • Demander à l’IA d’enregistrer chaque décision dans un fichier d'extension .MD.
  • Faire en sorte que l’IA mesure plutôt que de deviner. Les métriques fonctionnent, les suppositions de l’IA menant souvent à des impasses inutiles.
  • Utiliser des outils et une analyse déterministe plutôt que de se contenter de l’IA. En d’autres termes, demander à l’IA d’écrire des scripts Python pour présenter les résultats, plutôt que de donner ses impressions.
  • Lancez des sous-agents après chaque session pour examiner le travail effectué lors de celle-ci.
  • Surveillez l’utilisation du contexte au cours de chaque session. Dès qu’elle atteint environ 75 %, enregistrez la progression et redémarrez. L’IA commence à devenir de plus en plus « bête » au-delà de 75 % de contexte.
  • Faites appel à des testeurs externes. Ni vous ni l’IA ne pourrez tout détecter.

L’inscription en tant que développeur Apple coûte 99 $ par an. Sans cela, vous ne pouvez pas publier votre logiciel sur l’App Store ni utiliser TestFlight.

Écoutez, je ne sais pas si l’application sera un succès financier, et franchement, je m’en fiche un peu. Je ne m’attends certainement pas à ce qu’elle finance ma retraite. Mais cela m’a procuré énormément de plaisir et m’a permis de concrétiser quelque chose que je voulais utiliser pour moi-même. C’était également gratifiant de donner une nouvelle vie à tout cet art rétro créatif du passé. Ce processus m’a permis, de manière sûre et maîtrisée, d’apprendre à coder les achats intégrés pour mes autres projets d’applications, et cela a constitué un excellent test pour voir s’il était possible d’utiliser l’IA pour créer, en l’espace d’une semaine, une application pouvant être soumise et approuvée par l’App Store et Apple, en seulement quatre jours supplémentaires.

Ah, et pour tout cela, je n’ai pas écrit une seule ligne de code! Pas. Une. Seule. Ligne.

Source : "ZDNet.com"

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