A l’approche du scrutin du 27 octobre, la formation de Mansour Abbas veut démontrer sa capacité à intégrer une future coalition gouvernementale, au moment où l’opposition risque, sans les partis arabes, de ne pas réunir assez de députés pour mettre fin au règne de Benyamin Netanyahou. Mais les réticences restent vives.
Le chef du parti arabo-israélien Raam (Liste arabe unifiée), Mansour Abbas (à droite), et l’homme politique israélien Yoav Segalovitz (à gauche) lors d’une conférence de presse, à Nazareth, le 31 août 2026. JALAA MAREY/AFP
Pour aller plus loin
« Je suis juif, sioniste, laïc, officier au sein de Tsahal [l’armée israélienne] et commissaire de police en Israël. Mansour est arabe, musulman pratiquant et conservateur. Ce qui nous unit, c’est que nous sommes tous deux Israéliens, et c’est là notre identité commune. » C’est par ces quelques mots que Yoav Segalovitz, qui fut vice-ministre de la Sécurité publique dans les gouvernements d’alternance de Naftali Bennett (droite) puis Yaïr Lapid (centre) en 2021-2022, a annoncé son ralliement à la Liste arabe unifiée (Raam), le parti de Mansour Abbas, en vue des élections législatives du 27 octobre lors d’un discours prononcé le 31 août et reproduit par le journal « The Times of Israël ».
Des mots susceptibles de tout changer ? Crédité dans les sondages, à un mois et demi du vote, de 5 à 7 sièges dans la prochaine Knesset (le Parlement israélien), Raam pourrait permettre à une large coalition alliant la droite anti-Netanyahou, le centre, la gauche et sa propre formation de franchir l…
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