Le guichet pour obtenir les aides prévues par le gouvernement dans son plan CASI (climat, adaptation, sécheresse, incendie) a ouvert début octobre. Mais pour cet agriculteur installé à Cheillé, les sommes accessibles ne sont pas suffisantes.
Publié le lundi 12 octobre 2026 à 7h00
Le guichet pour obtenir les aides prévues par le gouvernement dans son plan CASI (climat, adaptation, sécheresse, incendie) a ouvert début octobre. Mais pour cet agriculteur installé à Cheillé, les sommes accessibles ne sont pas suffisantes.
Une aide de 3.000 euros pour les agriculteurs d'Indre-et-Loire touchés par la sécheresse cet été. Le ministère de l'Agriculture déploie depuis début octobre son plan CASI (climat, adaptation, sécheresse, incendie), avec notamment ce fonds d’urgence pour aider les exploitations les plus en difficultés. Ça doit leur permettre d'acheter du fourrage, des semences et des plans.
Le guichet pour faire sa demande a ouvert au début du mois, le 1ᵉʳ octobre. Dans le département, 1.000 exploitations vont pouvoir en bénéficier. Jean-Philippe Meunot, éleveur de bovins à Cheillé sur une exploitation de 250 hectares, compte bien déposer un dossier.
Des réserves de foin déjà entaméesÇa fait bientôt quatre mois qu'une bonne partie de son troupeau est rentrée à l'étable, canicule oblige. "Moi j'ai été obligé de rentrer des vaches au 15-20 juin parce que dans les prés il n'y avait plus d'herbe et plus d'eau, surtout c'est ça. Là elles sont à l'étable, alors je les soigne comme en plein hiver", détaille l'éleveur qui a donc déjà commencé à puiser dans ses réserves de foin.
"Là je sais qu'il va me manquer du foin, il va me manquer une centaine de bottes." Il s'est donné jusqu'à mars pour trouver du stock. "J'ai réservé à peu près 50 bottes chez un voisin. En ce moment, ça se négocie à peu près 60-70 euros la botte, alors que d'habitude c'est autour de 30-40 euros." Tout ça va donc lui coûter 6.000 euros, qu'il "n'a pas pour l'instant".
Jean-Philippe Meneau a déjà commencé à puiser dans ses stocks d'hiver. © Radio France - Jeanne CerinUne nouvelle ligne sur son bilan comptable, qui s'ajoute aux autres charges. Elles sont en augmentation, et notamment le prix du litre de gasoil. "En février, c'était 0,75 euro et là on est rendu 1,40 euro."
Puiser dans la trésorerieQuand il n'est pas dans les champs pour semer les semis, Jean-Philippe Alenay a donc le nez dans les dossiers de subvention. Il voudrait bien toucher cette nouvelle aide de 3.000 euros. "On est en train de regarder, normalement, on devrait y avoir droit parce que je suis éleveur, mais bon, c'est pas gagné, il faut qu'on regarde."
"Les critères sont très précis et on ne rentre pas toujours dans les cases", explique sa femme Florence, qui l'aide pour l'administratif. "On nous annonce des choses mais, malheureusement, pas grand monde n'y a droit." Et même s'ils arrivent à l'obtenir, "3.000 euros, c'est rien, c'est vraiment une goutte d'eau, estime l'éleveur, donc on tape dans la trésorerie tout le temps, mais bon après, il y a une limite." Syndiqué à la FNSEA, Jean-Philippe Meneau se prépare déjà à reprendre les manifestations dès que la saison des semis sera terminée.
Recevez chaque jour l’essentiel de l’actualité locale.
Adresse e-mail (obligatoire)
Exemple : nom@email.com
En cliquant sur “s’abonner”, j’accepte que Radio France puisse m’adresser des emails (en fonction de mes abonnements) ainsi que suivre les ouvertures des messages à des fins de personnalisation des services, étant informé(e) que je peux refuser ce suivi à tout moment via un lien dans chaque message reçu. Le cas échéant, les choix déjà enregistrés par Radio France continueront de s’appliquer.
En raison de la sécheresse, l'ensilage a débuté pour les éleveurs d'Indre-et-Loire, un mois plus tôt que prévu. En plein chantier, un éleveur de vaches laitières du Sud-Touraine s'attend déjà à des rendements en baisse, de quatre à cinq fois moins de récoltes que d'habitude.
Le 20/08/2026 à 17h47