C’est une équipe de Béziers prudente qui se déplace à Nice ce vendredi 4 septembre (19 h 30). Pierre Aguillon, l’entraîneur des trois quarts biterrois souligne une certaine nécessité de discipline et de qualité...
C’est une équipe de Béziers prudente qui se déplace à Nice ce vendredi 4 septembre (19 h 30). Pierre Aguillon, l’entraîneur des trois quarts biterrois souligne une certaine nécessité de discipline et de qualité technique face à un groupe niçois annoncé solide. En reconstruction, l’ASBH devra être intransigeante pour performer.
À Nice, Béziers aborde déjà un premier tournant de son championnat. Battue à domicile par Oyonnax (21-31), lors de la première journée, l’ASBH a un sérieux atout à abattre chez un promu en quête de marques à l’échelon supérieur. L’important va être maintenant pour les Biterrois de négocier au mieux ce virage qui s’annonce glissant. Les Niçois débarquent certes en Pro D2, mais ils se sont grandement renforcés à l’intersaison et restent sur leur dynamique d’accession.
C’est ce que, toute la semaine, le staff biterrois s’est attaché à rabâcher à son groupe, lors d’entraînements où l’un des mots d’ordre a été la discipline. Il est évident qu’en encaissant trois cartons jaunes, face à Oyonnax, Béziers ne s’est pas facilité la tâche. Remettre le couvert à ce niveau pourrait se payer cash en terre niçoise…
"Nous sommes en reconstruction"C’est donc avec la plus grande prudence que l’ASBH aborde son duel avec Nice : "Franchement, quand on voit leur recrutement et les joueurs qu’ils ont, je n’ai pas trop envie de parler de promu, analyse Pierre Aguillon, l’entraîneur des trois-quarts de Béziers qui refuse de porter son équipe au pinacle. Les Niçois seront chez eux, ils auront envie de renouer avec la victoire devant leur public et de signer une grosse performance. Nous, nous partons sur un nouveau projet, nous sommes en reconstruction. J’ai envie de dire que ce sont eux les favoris. Mais je sais aussi qu’eux diront que c’est nous ! C’est celui qui fera le moins d’erreurs qui gagnera le match."
Pas question donc pour les Biterrois de mettre le cap sur la Riviera, la fleur au fusil. Les entraîneurs ont fait en sorte de remettre les pieds sur terre à tous ceux qui, dans l’équipe, se voyaient déjà briller : "Il faut qu’on soit lucide sur notre niveau, martèle le coach. Nous sommes conscients de tout le travail que nous avons à faire pour pouvoir performer. Nous travaillons avec beaucoup d’humilité. C’est la raison pour laquelle nous ne nous permettrons pas de dire que nous sommes favoris à Nice. Nous nous focalisons beaucoup sur nous. Cette fois, c’est Nice, mais cela pourrait être un autre club, ce serait pareil. Ce que nous voulons, c’est progresser de sortie en sortie. Bien entendu, il faut ramener des points mais nous nous focalisons sur ce que nous maîtrisons."
Pierre Aguillon concède être exigeant avec ses troupes, être "très regardant" techniquement car selon lui, il est "primordial d’avoir une qualité technique irréprochable si on veut mettre en danger les défenses adverses".
À Nice, face à des joueurs solides en conquêtes mais capables aussi de donner du volume à leur rugby, cette qualité à défendre sera primordiale pour Béziers qui doit déjà grandir.
À 19 h 30, au stade Marcel-Volot :
BÉZIERS : Dreuille – Courtaud, Poulet, Fekitoa, Méchentel – (o) Malié – (m) Freret - Canaleta, Koen, Jaillon – Dodson, Dufour – Rasamoelina, Lalevée, Taoefifenua.
Remplaçants : Lockwood, Gogivana, Eru, Martin, Payrastre, Verdu, Kretchmann, Mafileo.
NICE : Farnoux – Egiziano, Morgan, Saili, Rattez – (o) Barraque – (m) Rouet – Bachelier, Vignolles, Sarrasin – Motoc, Merwe – Ciancio, Chauvin, Falgoux.
Remplaçants : Martinez, Thompson-Stringer, Kpoku, Berenguel, Petelo-Mapu, Idjellidaine.