À Feugarolles (Lot-et-Garonne), les gendarmes sont intervenus ce mercredi 30 septembre au matin pour procéder à l’évacuation de la ZAD anti-LGV Bordeaux-Toulouse. Un arrêté préfectoral, pris la veille, donnait vingt...
À Feugarolles (Lot-et-Garonne), les gendarmes sont intervenus ce mercredi 30 septembre au matin pour procéder à l’évacuation de la ZAD anti-LGV Bordeaux-Toulouse. Un arrêté préfectoral, pris la veille, donnait vingt-quatre heures aux occupants pour quitter les lieux, ce qu'ils n'ont pas fait. Plusieurs amendes ont été dressées, alors qu’un juge doit encore se prononcer sur une éventuelle suspension de l’arrêté.
Le périmètre a été bouclé tôt ce mercredi 30 septembre au matin, au niveau de la route d’Espiens, à Feugarolles, où se trouve la ZAD contre la LGV Bordeaux-Toulouse. Les gendarmes attendaient 8 h 05, heure limite fixée aux zadistes pour évacuer le terrain qu’ils occupent depuis une dizaine de jours. La veille, un arrêté préfectoral leur avait accordé 24 heures pour lever le camp, en raison de la vigilance orange feux de forêt en cours dans le département.
Le délai expiré, la tension est progressivement montée sur place. "Les forces de l'ordre font toujours stresser quand on les voit arriver. C'est pour ça qu'on essaie d'être le plus nombreux possible, pour éviter de faire en sorte que juste quelques personnes soient visées", raconte Thomas, l'un des zadistes.
Un barrage avec de la nourriture avariée pour freiner les gendarmesÀ 8 h 30, l'alerte est donnée au sein du camp des zadistes. Une vingtaine de gendarmes est aperçue en train de pénétrer dans la forêt. Pour freiner leur progression, un barrage de fortune, fait de grosses branches et de palettes, a été construit à la hâte. Une poubelle remplie de légumes et de pain avariés a aussi été versée dessus.
Un barrage de fortune avait été mis en place par les zadistes.
V.R.
Pendant ce laps de temps, la plupart des zadistes se sont enfoncés dans les profondeurs de la forêt. Seuls quelques-uns sont restés sur place, soutenus par une poignée de locaux venus leur apporter leur soutien. Des contrôles d'identité ont été effectués, des amendes distribuées étant donné que la ZAD se trouve sur un territoire privé. "Je suis venu soutenir les zadistes, je pense qu'il est important que ces jeunes mettent en évidence une incohérence. Ils ont mon soutien", confie André Crouzet, un habitant du coin, verbalisé car il se trouvait sur place.
Dans la matinée, des ouvriers étaient sur place pour détruire le campement des zadistes.
V.R.
Peu avant 9 heures, certains activistes prétendent qu'un de leurs recours a été accepté. Perché dans une cabane dans un arbre, un zadiste en profite pour déboucher une bouteille de cidre. Contacté par nos soins, Maître Bruno Bouyer, leur avocat, dément. Un recours a bien été déposé ce matin, mais le juge des référés n'a pas encore tranché. Il a 48 heures pour suspendre ou non l'arrêté préfectoral. Les zadistes seront bientôt fixés, étant donné que le tribunal administratif se penchera sur le référé, ce jeudi à 11 h.
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Face aux gendarmes, certains zadistes se sont réfugiés dans des arbres.
V. R.
Des ouvriers ont mis plusieurs heures à démonter le campement. Une centaine de gendarmes a été mobilisée. Un dispositif important que les militaires justifient par la présence de certains zadistes, "très défavorablement connus" de leurs services, selon le colonel Peruch, à la tête du groupement de gendarmerie de Lot-et-Garonne. "Pour leur propre sécurité et pour la nôtre, on est venu avec un volume conséquent. Le but est aussi d'avoir de la réserve, si l'évacuation devait durer toute la journée", indique-t-il.