Soupçonné d’avoir brûlé un hectare de végétation le 11 août 2026 à Péret, un jeune de 21 ans reste en détention provisoire. Son procès, qui devait avoir lieu ce 8 octobre au tribunal de Béziers, a été repoussé à...
Soupçonné d’avoir brûlé un hectare de végétation le 11 août 2026 à Péret, un jeune de 21 ans reste en détention provisoire. Son procès, qui devait avoir lieu ce 8 octobre au tribunal de Béziers, a été repoussé à nouveau au 5 novembre. Il demeure suspendu à une expertise psychiatrique du prévenu. Sans cet examen avant le 13 novembre, il pourrait être libéré.
Depuis le mois d’août, un jeune de 21 ans est en détention provisoire dans l’attente de son jugement. Il a été incarcéré à la suite d’un incendie à Péret, affaire dans laquelle il est le principal suspect. Déjà présenté devant le tribunal de Béziers le 13 août lors d’une première audience, ce dossier avait été renvoyé faute d’expertise psychiatrique réalisée dans le temps de la garde à vue. Presque deux mois plus tard, le problème n’est toujours pas réglé. Lors de l’audience qui devait avoir lieu ce 8 octobre, les juges ont décidé de repousser une nouvelle fois la date du procès et de maintenir le prévenu en détention jusque-là. Si ce jeune n’a pas vu d’expert d’ici le 13 novembre, il devra être remis en liberté. Si un psychiatre est disponible d’ici là, il devrait être jugé le 5 novembre par le tribunal de Béziers.
Il a mis le feu à 150 m de son domicileLe 11 août dernier, cet habitant de Péret a mis le feu sur un terrain situé à environ 150 m de son domicile. Un peu plus d’un hectare de vigne, d’oliviers et de chênes truffiers ont été détruits. Interpellé quelques heures plus tard par les gendarmes, il n’a pas nié les faits. Il a expliqué qu’il ne prenait pas correctement son traitement médical et qu’il se remettait mal d’une rupture amoureuse. En revanche, il a été incapable d’expliquer son geste ni d’évaluer sa propre dangerosité.
Pour sa défense, ce 8 octobre, il a été mis en avant qu’il n’était en rien responsable du manque d’expertise. "C’est sa première incarcération à 21 ans, il dort au sol dans une cellule de trois personnes et n’a pas pu voir sa famille depuis deux mois. Il lui faut des soins, qu’il n’a pas en prison et surtout il doit avoir un lien avec le monde extérieur. Là, c’est un cocktail néfaste pour lui qui se met en place." Conformément aux réquisitions du parquet, le jeune homme a été maintenu en détention. Le propriétaire du terrain, mais aussi le Sdis 34, se portent partie civile dans ce dossier.