Le Kremlin rejette les accusations "infondées" de l'Estonie lui imputant un sabotage ...
Le Kremlin a rejeté mardi toute responsabilité dans l'incendie d'un fabricant de drones en Estonie, dénonçant les accusations "infondées" de Tallinn concernant une implication de Moscou.
"De telles déclarations sont infondées, irréfléchies, ne reflètent absolument pas la réalité et ne s'appuient sur aucun argument", a déclaré aux journalistes, dont ceux de l'AFP, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
"Opération Main Morte" : le plan secret de Vladimir Poutine en cas d'attaque nucléaire dévoiléPlus tôt, l'Estonie, membre de l'Otan et de l'UE et allié fidèle d'Ukraine, avait accusé les services spéciaux russes d'avoir commandité un incendie dans les locaux d'un groupe spécialisé dans les drones terrestres à Tallinn en août.
"Nous pouvons conclure avec certitude que l'attaque incendiaire contre les locaux de Milrem Robotics (...) a été un acte de sabotage commandité par les services spéciaux de la Fédération de Russie", a déclaré sur X le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna.
Paul Gogo : "Vladimir Poutine a réussi à inculquer à la jeunesse russe le goût de la mort pour la Patrie"Macron réagit aussiLe président français Emmanuel Macron a dénoncé de son côté mardi une "dangereuse fuite en avant" de la Russie.
"La multiplication de ces actes hostiles traduit une dangereuse fuite en avant de la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l'impasse", écrit-il sur X en rappelant le récent "incident très grave" à l'aéroport de Leipzig, en Allemagne, cible d'une tentative d'attaque impliquant un drone chargé d'explosifs.
"La Russie doit savoir qu'elle n'aura raison ni de notre unité, ni de notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine", a-t-il ajouté en exprimant la "pleine solidarité" de la France avec l'Estonie.
L'Union européenne s'est dite également "pleinement solidaire" de l'Estonie, face à l'acte de sabotage.
"La Russie multiplie les attaques près de nos frontières, et les menaces directes pesant sur notre territoire se font de plus en plus fréquentes. (...) Moscou cherche ainsi à intimider l'Europe pour qu'elle réduise son soutien à l'Ukraine, mais cela ne se produira pas", a déclaré Christian Wigand, porte-parole de la Commission européenne.