Alors que la mobilisation lycéenne continue de s’amplifier, le collectif Nous Carcassonne lance des doléances pour que les jeunes Audois puissent faire part de leurs revendications. Explications.
Alors que la mobilisation lycéenne continue de s’amplifier, le collectif Nous Carcassonne lance des doléances pour que les jeunes Audois puissent faire part de leurs revendications. Explications.
Pour appuyer les revendications de la mobilisation lycéenne, le collectif Nous Carcassonne a décidé de lancer des doléances, depuis le 11 octobre 2026. À l’aide d’un questionnaire, elles vont permettre aux jeunes – collégiens, lycéens, étudiants ou actifs – d’exprimer ce qu’ils souhaitent voir mis en place dans les mois à venir par les autorités. "Pour nous, il s’agit d’une grande consultation de la jeunesse audoise. Les jeunes ont des choses à dire mais peu d’espaces pour le faire de manière organisée", confie Yassin El Kdim, porte-parole de Nous Carcassonne, qui espère atteindre 500 réponses d’ici la fin de la semaine prochaine.
Concrètement, cette initiative veut être dans la continuité du mouvement national qui se déroule ces dernières semaines. "Face à l’absence de réaction de la part du gouvernement, on s’est dit qu’il fallait que l’on ait, nous, une réaction à la hauteur des attentes. On parle rarement des jeunes mais cette fois, ce sont eux qui vont parler", ajoute-t-il.
Une équipe du collectif va regarder les réponses
À la suite des réponses obtenues, un rapport chiffré sera par la suite rédigé par le collectif Nous Carcassonne afin d’alerter les autorités compétentes. "Cela peut être les agglomérations, la Région, le Département mais aussi l’État en fonction des compétences de chacune des collectivités", précise Yassin El Kdim. Et d’ajouter : "Le département de l’Aude est marqué par ses jeunes qui le quittent. On veut comprendre les raisons qui les poussent à partir. On veut qu’ils puissent y rester. Partir ou rester, cela ne devrait pas se décider faute de transports, d’études, de conditions de vie ou de travail", détaille le porte-parole de Nous Carcassonne.
Au total, le questionnaire est disposé en douze parties avec plusieurs thématiques : le territoire, le mouvement lycéen et étudiant, études et formation, se déplacer, argent et logement, santé et bien-être, emploi et avenir, vie locale et cadre de vie, être entendu ainsi que les doléances. Deux autres onglets sont dédiés aux résultats de la consultation et sur les conditions du questionnaire. Reste à savoir si toutes les réponses proviennent de jeunes Audois ou d’ailleurs. "Une équipe du collectif va regarder les réponses en détail. Il y a des questions qui portent par exemple sur la commune ou sur l’endroit où l’on étudie. Il est difficile de mentir sur ça. Par exemple, s’il y a des réponses sur la municipalité de Carcassonne sans donner de détails, elles ne seront pas acceptées", affirme Yassin El Kdim.
Pour l’heure, environ 300 personnes ont déjà répondu au questionnaire lancé par Nous Carcassonne. Et ce nombre devrait continuer d’augmenter.