Le maire du Barcarès, Alain Ferrand, ainsi que trois gérants de bars ou discothèques et un employé de la régie municipale, devaient répondre ces jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de...
Le maire du Barcarès, Alain Ferrand, ainsi que trois gérants de bars ou discothèques et un employé de la régie municipale, devaient répondre ces jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan de la gestion des animations municipales du Village de Noël à l’hiver 2018-2019. Or, un hasard de calendrier a conduit, juste avant son ouverture, à un quatrième renvoi du procès… à dans plus d’un an.
Deux renvois, une première audience invalidée… : huit ans après les faits reprochés, le procès n’a toujours pas pu se tenir.
À la barre du tribunal correctionnel de Perpignan, ce jeudi, étaient convoqués quatre prévenus dont le maire du Barcarès, Alain Ferrand, poursuivi pour "concussion" et "prise illégale d’intérêt" en lien avec la gestion du Village de Noël lors de la saison 2018-2019. Plus précisément, pour avoir incité des commerçants louant des emplacements à acheter des billets d’entrée sur le site auprès de la commune, dans le but de les offrir à leurs clients. Ce que l’accusation considère comme un impôt indu. En parallèle, l’élu aurait favorisé des responsables d’une société dans laquelle il serait considéré comme partie prenante, pour l’obtention d’une concession sur le bateau le Lydia (propriété municipale) à titre gratuit et pour l’exploitation d’un chalet.
Concernant cette affaire, le 19 juin 2025, un procès, déjà reporté deux fois, s’était ouvert pour une journée. Quand, au bout de plus de 14 heures d’audience (l’avocat de l’association Anticor, seule partie civile, n’ayant même pas encore pris la parole ni le procureur pour ses réquisitions), un incident avait contraint de l’interrompre. Un ami d’un prévenu avait été victime d’un malaise sur les marches du palais de justice. Le mis en cause l’avait accompagné aux urgences, et se trouvait dans l’incapacité d’assister à la fin des débats. Le procès avait ainsi été renvoyé pour tous les prévenus, avec obligation de tout recommencer au début, sur deux jours cette fois, les 15 et 16 octobre 2026.
Et le rendez-vous a été manqué à nouveau, pour une raison indépendante encore de la volonté du maire du Barcarès. Certains avocats dans ce dossier étant retenus en même temps sur le procès aux assises du drame de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ont sollicité un ajournement. Le procès a donc été renvoyé aux 20 et 21 janvier 2028. Sous réserve d’un contretemps de dernière minute…