Surpris en train de se masturber, nu dans sa voiture sur un parking public de Soual, un jeune homme de 22 ans a été jugé pour exhibition sexuelle à Castres. Déjà mis en cause dans plusieurs affaires de violences...
l'essentiel Surpris en train de se masturber, nu dans sa voiture sur un parking public de Soual, un jeune homme de 22 ans a été jugé pour exhibition sexuelle à Castres. Déjà mis en cause dans plusieurs affaires de violences sexuelles, dont un viol sur mineur, le prévenu présente de lourds troubles psychiatriques. À la barre, il évoque une "pulsion violente" qu’il n’aurait pas su maîtriser.
Un homme entièrement nu, en train de se masturber dans sa voiture, stationnée sur un parking public. La scène, survenue le 29 avril dernier à Soual, dans le Tarn, a conduit une femme à pousser les portes de la gendarmerie. Quelques mois plus tard, c’est un jeune homme de 22 ans qui comparaît devant le tribunal de Castres pour exhibition sexuelle. Mais derrière ces faits se dessine un parcours judiciaire et psychiatrique particulièrement préoccupant.
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Car le prévenu n’est pas inconnu de la justice. Il est déjà mis en cause dans trois autres affaires, dont un viol sur mineur et des agressions sexuelles qui auraient été commis entre 2021 et 2022, pour la plupart dans des espaces publics. Des procédures distinctes de celle examinée ce jour-là.
À la barre, le jeune homme ne conteste rien. "Je suis désolé, je n’ai pas contrôlé…", explique-t-il. Ce 29 avril, il avait pourtant rendez-vous chez son psychologue. Mais une fois installé dans sa voiture, il affirme avoir été dépassé par ses pulsions. "J’ai eu une pulsion violente. J’ai vu qu’il n’y avait personne autour de moi alors je l’ai fait…"
Une justification qui interpelle la présidente du tribunal. Car si le prévenu pensait être seul, une femme a bel et bien assisté à la scène. Et si une famille, avec des enfants, était passée à proximité de son véhicule ?
Une "pathologie psychique complexe"Au fil de l’audience, le dossier révèle une situation psychiatrique particulièrement lourde. Une expertise décrit une "pathologie psychique complexe et évolutive", une souffrance psychiatrique importante et une immaturité psycho-sexuelle. Le rapport évoque également l’existence de "huit personnalités internes".
Le parcours du jeune homme est marqué par plusieurs suivis psychologiques. Sa mère rapporte qu’il traînait déjà une "réputation de violeur" au lycée. Plus récemment, il aurait également tenté de mettre fin à ses jours en fonçant avec sa voiture contre un poteau. Face aux magistrats, le prévenu ne semble pas minimiser ses difficultés. Il reconnaît les faits, dit avoir conscience de ses troubles et affirme vouloir se soigner. Actuellement pris en charge dans une clinique à sa demande, où il bénéficie d’un traitement, il souhaite même prolonger son hospitalisation.
Reste, pour la justice, la question de la prévention de nouveaux passages à l’acte. Le procureur requiert quatre mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d’une injonction de soins et d’une interdiction d’exercer une activité auprès de mineurs pendant cinq ans.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Comme peine complémentaire, le jeune sera également inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais).