Sur fond de litiges à répétition avec sa propriétaire, le gérant d’un hôtel-restaurant de Lacrouzette était accusé d’avoir dérobé du mobilier pour le revendre. Une affaire aux allures de règlement de comptes,...
l'essentiel Sur fond de litiges à répétition avec sa propriétaire, le gérant d’un hôtel-restaurant de Lacrouzette était accusé d’avoir dérobé du mobilier pour le revendre. Une affaire aux allures de règlement de comptes, récemment jugée devant le tribunal de Castres, qui s’est soldée par une relaxe.
Radiateurs, miroirs, matelas, télévisions, tabourets… À Lacrouzette, dans le Tarn, un conflit entre un restaurateur et la propriétaire des murs de son établissement a pris une tournure judiciaire. Accusé d’avoir dérobé du mobilier pour le revendre, sur fond de règlement de comptes, un homme de 34 ans a récemment comparu devant le tribunal de Castres.
L’affaire éclate le 4 avril 2025, lorsque la propriétaire d’un hôtel-restaurant dépose plainte. Du matériel a disparu, notamment dans un local fermé à clé auquel le gérant n’était pas censé avoir accès. La serrure a été endommagée. Plusieurs témoins affirment avoir vu le restaurateur effectuer des allers-retours avec des objets. Une partie du mobilier a même été revendue à un particulier, factures à l’appui.
"Son intérêt, c'est de me nuire"À la barre, le prévenu ne nie pas les ventes, mais conteste fermement le vol. "Ces objets appartenaient au resto. Il y a des factures, mais elle n’a jamais voulu me les donner." Quant à la serrure fracturée ? "Ce n’est pas moi." Derrière ces disparitions se cache un conflit bien plus ancien. Loyers impayés, travaux contestés, serrures changées… Les relations entre le gérant, propriétaire du fonds de commerce, et sa bailleresse sont explosives. "Son intérêt, c’est de me nuire", assure-t-il, dénonçant une vengeance.
Une version balayée par l’avocat de la partie civile : "Il s’est servi parce qu’il considère que c’est à lui, mais ce n’est pas le cas." Le procureur pointe, lui, les "déclarations fluctuantes" du prévenu et son "absence de remise en question". Pour l’accusation, le litige commercial éclaire ses agissements. Six mois de prison sont requis.
Mais le tribunal n’a finalement pas suivi ces réquisitions. Le restaurateur a été relaxé.
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