À 45 ans sonnés, Mickaël Murcia foule encore avec brio les pelouses de l’hexagone. Malgré le poids des ans, son expérience, son talent et sa science du jeu restent intactes et font de lui un exemple à l’Arpal.
À 45 ans sonnés, Mickaël Murcia foule encore avec brio les pelouses de l’hexagone. Malgré le poids des ans, son expérience, son talent et sa science du jeu restent intactes et font de lui un exemple à l’Arpal.
Comment avez-vous vécu votre retour à l’Aiguille ?
C’est une fierté. Moi, j’ai toujours joué ici, et c’est vrai que de refouler le stade de l’Aiguille, c’est toujours un grand honneur. En plus, avec la victoire, c’est encore mieux. C’était une belle après-midi.
Quatre matches, quatre victoires, vous restez leader invaincu…
Oui, en plus, aujourd’hui nous sommes tombés sur une très grosse formation de Saverdun. Surtout devant où ils nous ont fait très mal. Je pense qu’avec les trois succès que l’on avait obtenus jusqu’alors, on s’est un peu laissé aller, un peu endormi. Mais voilà, on sait que la saison est longue, que ça va être encore dur, et qu’il va falloir continuer à travailler. On prend match après match, là, on savoure et mardi on se préparera pour Prades.
Qu’est ce qui a fait la différence ce dimanche ?
Je pense que c’est la confiance, parce que l’état d’esprit on l’a. L’ARPAL, c’est vraiment une famille. Après, on a vu que Saverdun s’y est aussi “collé dur” physiquement. Ça s’est joué à pas grand-chose. Puis des fois, c’est bien d’avoir un peu de chance.
"J’ai la chance d’avoir ma famille qui vient me voir jouer"N’est-ce pas un début de saison canon ?
On marque les esprits. Peut-être qu’on ne nous attendait pas là. Que l’on nous voyait plus bas. Mais nous, nous nous sommes préparés pour faire une très grosse saison. La saison dernière on est passé proche d’un huitième de finale. Le club a très bien travaillé pour recruter des joueurs qui ont le niveau un peu au-dessus, et ça ne peut que tirer vers le haut. Puis jeunes-anciens ça fait un bon amalgame. Franchement, on a une très belle équipe, un très beau club avec beaucoup de famille.
À 45 ans sonnés, qu’est-ce qui vous motive à continuer ?
Dans ma carrière, j’ai eu la chance de ne pas avoir connu de gros pépins physiques. L’envie est là et surtout mon corps me permet de continuer. Et franchement, de voir que l’on se régale toujours autant de matchs en match, ça donne envie de continuer. L’essentiel, c’est que je prenne et que je donne du plaisir. En plus, j’ai la chance d’avoir ma famille qui vient me voir jouer. Et quand je vois mes filles avec le regard un “peu pétillant”, ça ne me procure que du bonheur.
Et l’envie de poursuivre ?
Ça devrait être ma dernière saison parce qu’à un moment donné… Je vois qu’aujourd’hui, quand on ne joue que 40 minutes, c’est que… Place aux jeunes et je comprends très bien. Donc voilà, il faut que petit à petit… Les dirigeants ont recruté Justin (Martinez) qui est un très bon joueur, il faut qu’il prenne ses repères, c’est lui l’avenir du club.
Finalement, chez les Murcia, le rugby est aussi une passion familiale…
En effet, j’ai ma petite de 14 ans qui joue à l’Arpal chez les M14. Elle en est à sa troisième année. Elle joue 10. Mais avec les garçons, elle joue 6, et hier, elle a joué 8. C’est une grosse plaqueuse.