L'Octroi de Cahors, point d'accueil des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, a accueilli 9 864 visiteurs cette saison, et devrait dépasser les 10 000 d'ici sa fermeture le 17 octobre. Malgré une...
l'essentiel L'Octroi de Cahors, point d'accueil des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, a accueilli 9 864 visiteurs cette saison, et devrait dépasser les 10 000 d'ici sa fermeture le 17 octobre. Malgré une baisse de 3 % due à la canicule estivale, la fréquentation reste élevée, avec une majorité de femmes et une forte présence internationale.
La saison n’est pas encore tout à fait terminée, mais l’heure est déjà au bilan à l’Octroi de Cahors. Ouvert jusqu’au samedi 17 octobre, le point d’accueil des pèlerins peut d’ores et déjà se féliciter d’une nouvelle année particulièrement fréquentée. Au total, "9 864 personnes", à ce jour, sont passées par l’Octroi cette saison, selon les chiffres communiqués par son président, Laurent Desmaries. "Et le cap symbolique des 10 000 visiteurs devrait une nouvelle fois être franchi", confie-t-il.
Une baisse de 3 %"On va dépasser les 10 000 sans problème", assure Laurent Desmaries. Le président estime que la fréquentation devrait finalement s’établir autour de 10 200 pèlerins, soit un peu moins que l’année précédente. En 2024, l’Octroi avait en effet enregistré une année record avec environ 10 500 passages.
Cette légère baisse, de l’ordre de 3 %, s’explique notamment par un épisode météorologique particulièrement défavorable. À la fin du mois de juin et au début du mois de juillet, les fortes chaleurs ont brutalement freiné l’arrivée des marcheurs. "On était à 60/70 pèlerins par jour, on est passé à 10 du jour au lendemain", raconte Laurent Desmaries. Une chute spectaculaire qui aura duré une quinzaine de jours, le temps que passe l’épisode de canicule. Après cette période difficile, la fréquentation a toutefois retrouvé son rythme habituel au cours de l’été. Juillet et août ont notamment permis à l’Octroi de retrouver une activité plus régulière, malgré la persistance de températures élevées par moments.
Une majorité de femmesComme l’an dernier, les femmes restent majoritaires parmi les pèlerins accueillis. Elles représentent environ 60 % des visiteurs, contre 40 % d’hommes. La moyenne d’âge se situe plutôt entre 55 et 65 ans, même si le profil des marcheurs varie fortement selon les périodes de l’année. L’été fait notamment la part belle aux plus jeunes marcheurs. "Ceux qui ont fini leur cursus scolaire ont deux mois, donc ils ont pu aller marcher", explique le président. Les familles et les groupes sont également davantage présents durant la période estivale.
À l’inverse, le reste de la saison accueille une population plus âgée, avec une fréquentation particulièrement marquée chez les 55-65 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Des pèlerins venus de loinL’Octroi confirme également son rôle de point de passage international sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Si les chiffres précis des nationalités ne sont pas encore définitivement établis, Laurent Desmaries cite parmi les principales origines les Allemands, les Belges, les Québécois et les Suisses.
Les dernières semaines de la saison ont également été marquées par la présence de nombreux pèlerins venus de Québec, des États-Unis ou encore d’Australie. Une fréquentation internationale qui varie elle aussi selon les périodes : "l’été est davantage marqué par les familles, tandis que les pèlerins venus de l’autre côté de l’Atlantique sont plus nombreux avant ou après la haute saison estivale", confie le président. Reste un enjeu essentiel pour assurer le fonctionnement de l’Octroi : les bénévoles. L’association souhaite renforcer son équipe afin de mieux répartir les permanences. "L’objectif est de permettre à chacun de participer à raison d’environ cinq ou six permanences par saison, plutôt que de faire peser la charge sur un nombre trop restreint de personnes", raconte Laurent Desmaries. À peine la saison terminée, l’Octroi prépare déjà la prochaine. La réouverture est prévue au début du mois d’avril, même si la date exacte doit encore être précisée en fonction du calendrier.