L'inflation qui touche les pays européens reste pour le moment confinée aux prix de l'énergie qui flambent depuis le début de l'année. La BCE s'en réjouit, même si la zone euro affichait 3,8% d'inflation en septembre.
Publié le 15/10 à 11h40
Lire dans l'appL'inflation qui touche les pays européens reste pour le moment confinée aux prix de l'énergie qui flambent depuis le début de l'année. La BCE s'en réjouit, même si la zone euro affichait 3,8% d'inflation en septembre.
Les prix n'augmentent pas tant que cela, seule la flambée des carburants est incontrôlable. Voilà, en substance, le motif de réjouissance d'Alvaro Santos Pereira ce jeudi. Le gouverneur de la banque centrale du Portugal, membre du conseil des gouverneurs de l'institution, s'est félicité que l'explosion des prix à la pompe ne rejaillisse pas sur le reste de l'économie.
"La bonne nouvelle, c'est que jusqu'à présent, en Europe, l'inflation ne se propage pas, a-t-il lancé lors du Bangkok Economic Festival. Ainsi, si l'on examine la part (...) des biens et des services dont les prix augmentent de plus de 3% ou 4%, celle-ci reste plus ou moins stable au cours des deux dernières années."
Selon lui, l'inflation liée aux prix de l'énergie dans la zone euro ne se répercute pas sur les autres prix, ce qui constitue un signe rassurant pour la Banque centrale européenne (BCE).
Une baisse des prix à la consommation en FrancePrésent en Thaïlande à l'occasion des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, l'ancien économiste en chef de l'OCDE a notamment évoqué l'indice d'inflation "core". Cette métrique, qui exclut les prix volatils de l'alimentation, l'énergie, l'alcool et le tabac, est ressortie à 2,5% en septembre.
Pour l'inflation classique, elle s'est élevée à 3,8% dans la zone euro, plus que les 3,6% qu'anticipaient les analystes. Un niveau, dans tous les cas, largement supérieur à l'objectif à moyen terme de 2% du BCE.
La France n'échappe pas à cette accélération, avec une inflation à 3,1% sur un an en septembre. Elle subit même une hausse des prix alimentaires, avec +36% sur les tomates et les courgettes. Mais, comme l'explique Alvaro Santos Pereira, l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits les plus volatils sur lesquels le pays a peu d'impact, reste à 1,5% sur un an.
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