Après les émeutes du samedi 17 octobre en marge de la mobilisation contre la vie chère, 14 compagnies de CRS sur 56 sont restées au repos selon Le Canard Enchaîné. Alors qu’Emmanuel Macron admet des défaillances, la...
Après les émeutes du samedi 17 octobre en marge de la mobilisation contre la vie chère, 14 compagnies de CRS sur 56 sont restées au repos selon Le Canard Enchaîné. Alors qu’Emmanuel Macron admet des défaillances, la préfecture de l’Hérault renforce déjà le périmètre de sécurité à Montpellier.
La journée du samedi 17 octobre a été marquée par d’importants débordements, pillages et violences urbaines dans de nombreuses villes de France en marge de la mobilisation "contre la vie chère". Malgré l’envoi de forces de l’ordre dans les rues par le ministère de l’Intérieur, Emmanuel Macron a reconnu des "défaillances d’anticipation et de renseignements".
Selon les informations du Canard Enchaîné, le locataire de la place Beauvau, Laurent Nuñez, aurait décidé de laisser au repos plusieurs compagnies de CRS qui étaient prêtes à intervenir.
"On a déployé l’ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur l’ensemble des territoires", a affirmé lundi le ministre de l’Intérieur sur France Inter. Toutefois, certains policiers dévoilent une autre vérité. "En réalité, dans les grandes villes de province, à peine un quart des effectifs de sécurité publique étaient sur le pied de guerre. Les autres étaient en repos, personne n’ayant cru bon de les rappeler."
Des compagnies au reposEt pour cause, selon les chiffres de la police nationale récupérés par nos confrères, 42 compagnies de CRS ont été déployées sur le terrain. "Beauvau n’a pas jugé utile d’activer les 14 autres compagnies alors en récup, pourtant prêtes à intervenir", avance Le Canard Enchaîné.
Concernant la zone sud, qui englobe notamment Marseille, "trois unités de CRS ont été envoyées au front, et sept sont restées sur le banc de touche".
Au total, l’Intérieur affirme que 60 000 policiers ont été mobilisés lors de cette journée chaotique. À titre de comparaison, 89 000 membres des forces de l’ordre avaient été envoyés sur le terrain face à 125 000 manifestants au pic la mobilisation des gilets jaunes en décembre 2018.
Montpellier se prépare à samediÀ Montpellier, les autorités se préparent aux manifestations du samedi 24 octobre prochain. La préfète de l’Hérault, le procureur de la République et le directeur départemental de la police nationale ont présenté le bilan des violences urbaines survenues en marge de la manifestation du 17 octobre et ont également annoncé le renforcement de certaines mesures de sécurité.
"Au vu de ce qu’il s’est passé samedi", la préfète prévoit, dès samedi prochain, d’interdire les regroupements sur un périmètre plus large que l’Écusson, "incluant la place de la Comédie et la gare". Des effectifs de forces de l’ordre supplémentaires sont aussi envisagés, par rapport aux 260 policiers et gendarmes présents samedi dernier.
"Une demande de renforts sera faite auprès de la zone de défense", affirme Chantal Mauchet. De plus, afin de protéger les commerces du centre-ville, "un travail est en cours avec la sécurité privée", en accord avec la chambre de commerce. La police municipale fera également partie du dispositif.