À Port-la-Nouvelle (Aude), Alain Sandretti, retraité de 74 ans, subit depuis le 1er mai l’impayé de son appartement par un locataire au chèque sans provision. Le préjudice dépasse 7 000 euros alors que la trêve...
À Port-la-Nouvelle (Aude), Alain Sandretti, retraité de 74 ans, subit depuis le 1er mai l’impayé de son appartement par un locataire au chèque sans provision. Le préjudice dépasse 7 000 euros alors que la trêve hivernale approche. Une audience est fixée au 7 décembre au tribunal de Narbonne.
Alain Sandretti, 74 ans, pensait profiter pleinement de sa retraite. Mais depuis le mois de mai, le locataire qui se trouve actuellement dans son appartement à Port-la-Nouvelle (Aude) ne lui paye aucun loyer. Montant du préjudice : plusieurs milliers d’euros, selon le retraité. Après avoir saisi la justice, l’homme reste dans l’attente d’une action, relate L’Indépendant.
"Son acte était bien évidemment prémédité"Après une retraite bien méritée, Alain Sandretti met son appartement situé dans l’Aude en location. Le nouvel occupant s’installe le 1er mai dernier. Mais dès le début, rien ne se passe comme prévu. "J’avais décidé de louer mon F2, au printemps dernier, à un quadragénaire en CDI qui paraissait avoir une bonne situation. Un profil idéal me semblait-il. Grave erreur de ma part", explique-t-il à nos confrères.
Et pour cause, le chèque – de 1 050 euros pour le loyer et la caution – "était sans provision". Depuis, aucun loyer perçu. "Ce monsieur vit dans mon appartement, que j’ai acheté voilà cinq ans, gratuitement. C’est un squatteur légal quoi. Son acte était bien évidemment prémédité. Il savait très bien qu’il ne pourrait jamais payer."
Le propriétaire d’un bien audois regrette toutefois que l’approche de la trêve hivernale, qui représenterait un manque à gagner encore plus conséquent. Il estime son préjudice à plus de 7 000 euros.
"Avec la trêve hivernale, qui s’étend du 1er novembre au 31 mars, je ne retrouverai pas mon bien avant le mois d’avril 2027. Et puis, j’ai désormais des frais de justice… Moi, j’en ai besoin de ce loyer. Pourquoi favoriser les gens malhonnêtes ? Pourquoi ne pas aider les honnêtes citoyens ?", s’interroge-t-il.
Celui qui a œuvré toute sa vie pour les autres, en tant qu’infirmier dans un foyer de handicapés mais aussi responsable du Secours populaire dans le Val-d’Oise, attend désormais qui a été fixée au 7 décembre prochain au tribunal de Narbonne. Il déplore toutefois la lenteur des procédures.