Le Belgian Green Building Council appelle les pouvoirs publics à offrir un cadre réglementaire et fiscal plus prévisible pour accélérer la rénovation des logements. Un enjeu estimé à 350 milliards d’euros d'ici 2050. ...
Après avoir dénoncé le manque d'harmonisation du PEB entre les trois Régions, le Belgian Green Building Council (BGBC), qui rassemble des acteurs de la construction, de l'immobilier et de la finance, remet la pression sur les pouvoirs publics. Cette fois, c'est l'instabilité des politiques de rénovation énergétique qui est dans son viseur. Il en appelle dès lors les pouvoirs publics à créer des conditions plus favorables aux investissements dans la rénovation énergétique.
"L'enjeu est considérable", alerte-t-il. Selon Embuild, seuls 0,8 % des logements belges sont rénovés chaque année, contre un rythme d'environ 4 % jugé nécessaire pour atteindre les objectifs de 2050. Les investissements nécessaires sont estimés à quelque 350 milliards d'euros par l'OCDE, soit 65 000 euros par logement en moyenne.
Rénovation énergétique : "Les objectifs climatiques de 2050 ? On n'y arrivera pas"Le BGBC souligne toutefois que le financement ne suffit pas à déclencher seul les travaux. L'instabilité des aides publiques, les changements réglementaires et la fragmentation des politiques régionales constituent autant de freins pour les propriétaires.
Des solutionsL'organisation réclame une trajectoire claire à l'horizon 2030, 2040 et 2050, une meilleure coordination entre les Régions et des incitants fiscaux plus cohérents. Parmi les pistes avancées figurent notamment des avantages fiscaux pour les investissements verts ou un bonus sur le précompte immobilier lié à la performance énergétique du bâtiment.
Wallonie: le nouveau régime de soutien à la rénovation énergétique ciblera les passoires"Le secteur financier et le secteur de la construction disposent des solutions et de la capacité nécessaires pour contribuer à relever le défi de la rénovation, soulignent les acteurs financiers que nous avons consultés. Le défi consiste à les articuler avec un cadre clair et stable qui donne aux propriétaires suffisamment de confiance et d'incitants pour investir — bref, rendre la rénovation suffisamment prévisible, abordable et finançable", relève encore le BGBC dans son appel.
Qui insiste par ailleurs sur la nécessité de soutenir les ménages qui ne peuvent financer ces travaux. Selon une étude de Febelfin publiée en 2024, environ 21 % de la population ne disposeraient ni des fonds propres ni de la capacité de remboursement suffisants pour financer les rénovations nécessaires par un crédit.
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