Un édito de François Mathieu. ...
"Le budget de ce pays n'est pas un hélicoptère, mais un sous-marin dont les portes doivent rester fermées tant que nous n'avons pas refait surface. Nous en sommes encore très loin." Prononcée il y a six mois par Bart De Wever, cette phrase n'est qu'une métaphore parmi d'autres, que le Premier ministre manie depuis son installation au 16 rue de la Loi. Une plus récente a, elle aussi, marqué les esprits : "Nous allons au-devant d'un mur de ténèbres." Dernière en date : "Nous avons une plaie infectée qui ne cesse de s'aggraver. Il faut la désinfecter au plus vite. Cela pourrait piquer mais l'alternative, c'est l'amputation", a-t-il expliqué. Cela fait peur. Et c'est bien le but.
Reconnaissons-le : la situation budgétaire de la Belgique n'a rien d'enviable. Une dette proche de 110 % du PIB, un déficit supérieur à 5 % qui la gonfle mécaniquement, une charge d'intérêts qui explose avec la hausse des taux : voilà qui n'incite pas à l'allégresse. D'où la cible du Premier ministre : réduire le déficit et les dépenses publiques rapportées au PIB qui, lui, stagne. La double peine.
Budget fédéral : Une proposition robuste se trouve sur la table, selon De WeverBart De Wever a donc sorti l'artillerie lourde. Avant le mur des ténèbres, il y a eu "la fin du monde" que serait une "crise de la dette". Les discussions budgétaires ? "Un col hors catégorie". La Belgique ? "Au bord du gouffre" (de l'enfer, on l'imagine), pareille au "Titanic" que "pilotait le gouvernement précédent", la Vivaldi d'Alexander De Croo, son meilleur ennemi. Le bateau "Belgique" pourrait couler donc : un "scénario à la grecque se dessine" ; nous voilà dans "les arrêts de jeu" pour éviter "la faillite de notre modèle socio-économique". Sur la VRT, il assurait même qu'"à politique inchangée, l'État-providence s'effondrerait".
N'en jetez plus ? Il y en a encore. Les intérêts et le coût des pensions sont des "cordes qui nous étranglent", héritage "laissé par d'autres". Des mesures "draconiennes" seront nécessaires, mais ce ne sera "rien comparé à ce qui attendrait le pays si les discussions n'aboutissaient pas", affirmait-il sur les ondes de la RTBF. On y est : tout ce champ lexical, si régulièrement et si élégamment employé, est légitime. Mais pour quoi faire ? L'accord-cadre se fait attendre après des semaines de discussions (on n'oublie pas le grand break de l'été, où le gouvernement s'est attelé à la gestion de la canicule et de ses conséquences – ah non, pardon).
L'Arizona plonge encore un peu plus dans la crise ce mercredi : voici les mesures sur la table des négociationsAlors, qui joue avec le feu ? L'exécutif prépare au pire, mais si l'attelage Arizona est incapable de franchir la première étape, on se demande qui prendra en main l'"Armageddon budgétaire". Car, comme l'a dit Bart De Wever lui-même, le "spectre de l'impasse politique" plane. Comme l'ombre des ténèbres.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
| # | Наименование новости | Тональность | Информативность | Дата публикации |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Le budget bruxellois tient-il vraiment debout? | 0 | 19.09 | 05-10-2026 |
| 2 | Les marchands de colère | 0 | 7.9 | 08-10-2026 |
| 3 | Un galon de plus en absurdie | 0 | 6.69 | 11-10-2026 |
| 4 | Le précompte immobilier, dossier "maudit" | 0 | 10 | 18-08-2026 |
| 5 | Le monde politique en mode zapping | 0 | 10 | 17-08-2026 |
| 6 | Bonus à l'emploi: à prouver | 0 | 8.1 | 12-10-2026 |
| 7 | À Bruxelles, les mandats avant la bonne gouvernance | 0 | 10 | 22-08-2026 |
| 8 | Mélenchon, l’incendiaire | 0 | 7.66 | 19-10-2026 |
| 9 | La dette attendra. Les élections, non. | 0 | 8.4 | 15-10-2026 |
| 10 | Pas de vaccin contre le déclin | 0 | 6.94 | 14-10-2026 |