Une demande de suspension de l’arrêté de la préfète interdisant la manifestation prévue ce samedi après-midi a été rejetée ce samedi matin par le tribunal administratif.
Une demande de suspension de l’arrêté de la préfète interdisant la manifestation prévue ce samedi après-midi a été rejetée ce samedi matin par le tribunal administratif.
La décision était attendue vendredi soir mais n’est finalement tombée que ce samedi en milieu de matinée : le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension de l’arrêté de la préfète qui interdisait la manifestation prévue ce samedi après-midi, entre le Peyrou et le Grand-M dans le cadre de l’Acte 2 de la contestation contre la vie chère.
Appel devant le Conseil d’ÉtatTrois recours en référé-liberté avaient été déposés devant la juridiction administrative dont l’un par le syndicat Enseignement supérieur Recherche de Force ouvrière qui avait déposé la déclaration de manifestation. Lors de l’audience, la représentativité de ce syndicat, FO ESR, avait été mise en cause par le représentant de la préfecture.
Risques de casseursDans sa décision, le juge des référés qu’il "existe un risque que la manifestation déclarée agrège, à nouveau, des groupes de casseurs agissant en marge ou se fondant dans la foule des manifestants et occasionne des débordements, dégradations et violences de même nature que ceux constatés à l’occasion de la précédente manifestation". Il note que le parcours envisagé "se situe pour le début de son itinéraire dans le périmètre délimité par la préfète de l’Hérault dans lequel tous les rassemblements et attroupement sont interdits". L’ordonnance de rejet conclue ainsi que "l’autorité préfectorale n’a pas porté dans l’exercice de ses pouvoirs de police une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue la liberté de manifester".
Les requérants ont annoncé leur volonté de faire appel de la décision devant le Conseil d’État et qu’une décision soit rendue si possible avant 14 h. "FO ESR, Solidaires34, La Libre pensée et l’association de droits fondamentaux ADHOC attendent du Conseil d’État une audience et le maintien de la liberté de manifestations" indiquent-ils.