Des militants d’ultradroite ont agressé des manifestants dans plusieurs villes samedi 24 octobre. À Nice, ces violences ont entraîné au moins onze interpellations et fait trois blessés légers. Les autorités condamnent...
Des militants d’ultradroite ont agressé des manifestants dans plusieurs villes samedi 24 octobre. À Nice, ces violences ont entraîné au moins onze interpellations et fait trois blessés légers. Les autorités condamnent fermement ces violences.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a signalé samedi 24 octobre la présence de militants d’ultradroite qui se sont confrontés aux manifestants à Nice et à Montpellier. "C’est un peu une première", a-t-il commenté.
Dans un communiqué publié dans la soirée de samedi, le maire de Nice Eric Ciotti, cité par Nice-Matin, a condamné "avec la plus grande fermeté les agressions commises aujourd’hui par des militants d’ultradroite contre les manifestants du cortège pacifique ! Rien ne peut justifier de tels actes, et leurs auteurs devront en répondre devant la justice, comme les nervis d’extrême-gauche !"
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent en effet de violents affrontements entre une partie des manifestants et une cinquantaine de militants d’ultradroite, une centaine selon la préfecture des Alpes-Maritimes.
Plusieurs de nos journalistes signalent la présence de membres de l'ultra droite dans le centre-ville de Nice, vers Hôtel des Postes et Alberti. Après avoir été dispersés sur Jean-Médecin par la police, notre journaliste a été témoin d'une scène très violente, stoppée par… pic.twitter.com/4G1wGlesfS
— Nice-Matin (@Nice_Matin) October 24, 2026
Des scènes montrent notamment des individus donnant des coups de poing à plusieurs personnes, avant l’intervention des forces de l’ordre.
Le journal évoque "une scène de chaos indescriptible", à coups de pied, de poings et de projectiles. Les militants d’ultradroite, "presque tous de noir vêtus et encagoulés", arboraient "un bout de tissu blanc noué autour du bras". Certains d’entre eux pourraient appartenir au groupuscule d’ultradroite Aquila Popularis, d’autres seraient des supporters de la BSN, le groupe de supporters ultras de l’OGC Nice.
Ils ont proposé leur "aide" aux forces de l’ordre, mais la réponse du chef du dispositif policier a été sans appel : "On n’a pas besoin d’une milice !"
De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, étayés par des images, évoquent des violences commises par les militants d’ultradoite. Selon les autorités, onze d’entre eux ont été interpellés. Trois personnes ont été blessées légèrement et prise en charge par les sapeurs-pompiers.
— Impact (@ImpactMediaFR) October 25, 2026\u26a0\ufe0f Le nombre de vidéos que nous avons reçues montrant les violences commises hier par des groupes d’ultradroite, de néonazis et de néofascistes dans plusieurs grandes villes de France est SIDÉRANT.
Plus particulièrement à Nice, où les témoignages qui nous parviennent sont… pic.twitter.com/zDVuyZZq2p
À Montpellier, Midi Libre relate une ambiance "relativement calme", avant l’arrivée d’un groupe d’une quinzaine d’hommes portant des brassards blancs, soupçonnés par des manifestants d’appartenir à l’ultradroite.
"Une milice d’extrême droite a fait usage de la violence contre des manifestants hier dans les rues de Montpellier. En République, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui. Je condamne ses agissements avec force et demande à ce que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité", a écrit ce dimanche sur X, Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.
Les manifestations de samedi 24 octobre ont donné lieu à 1 314 interpellations (contre 2 628 samedi 17 octobre) et 75 interventions pour des incendies, selon un bilan national provisoire du ministère de l’Intérieur dimanche. Il a également fait état de 53 membres des forces de l’ordre blessés et de 24 commerces pillés.
"Plusieurs enquêtes ont été ouvertes", annonce le ministère dans un communiqué, sans donner plus de détails, ni le nombre de manifestants qui ont été blessés. La nuit a été "calme", a-t-il souligné, après la mobilisation sociale qui a rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes à travers le pays selon les sources.