Au festival d’Avignon, la mobilisation s’organise face aux énièmes coupes budgétaires décidées début juillet par le gouvernement. Une agora s’est déroulée sur le parvis du Palais des Papes, jeudi 16 juillet au soir, pour débattre des modalités d’action. Entretien croisé sur le vif avec Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT-spectacle et Maxime Séchaud, numéro 2 du syndicat.
Marie-José Sirach, envoyée spéciale à Avignon.
Au Festival d’Avignon, le soir du jeudi 16 juillet, une agora s’est déroulée sur le parvis du Palais des Papes pour débattre des modalités d’action face aux coupes budgétaires orchestrées par le gouvernement. Silence radio du côté du ministère de la Culture. L’intersyndicale avait posé un ultimatum au gouvernement, ministre et gouvernement ont fait la sourde oreille. Au pied du Palais des Papes, Maxime Séchaud, numéro 2 de la CGT-Spectacle, a tenté de joindre en direct la ministre, en vain. Sous un concert de sifflets, il a laissé sur le répondeur ministériel le message suivant : « Nous mettrons en œuvre tous les moyens nécessaires, possibles et inimaginables, parce que nous avons de l’imagination ».
Pour Stéphane Frimat, directeur du Vivat à Armentières (scène conventionnée) pour le SYNDEAC : « Le moment n’est pas aux divisions. Nous réclamons un moratoire sur l’ensemble des coupes budgétaires, une commission interministérielle et le 1 % culturel. C’est le minimum que l’on...