Après seulement neuf mois à la tête du ministère de la Transition écologique, l’ancienne dirigeante du WWF a décidé de présenter sa démission pour manifester son désaccord avec la loi d’urgence agricole que vient d’adopter le Parlement.
Elle avait fait du retour de l’acétamipride une « ligne rouge ». Monique Barbut a tenu parole. Au lendemain de l’adoption de la loi d’urgence agricole par les députés, qui prévoit la réautorisation du pesticide sous certaines conditions, la ministre de la Transition écologique a décidé de présenter sa démission à Emmanuel Macron d’ici au conseil des ministres de mercredi, a fait savoir son entourage mardi soir 21 juillet. « Dans ma tête je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui dans ma tête je suis partie demain », a-t-elle déclaré en petit comité. « Si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain ».
Elle ne sera donc restée que neuf mois à la tête de ce ministère souvent considéré comme celui « de l’impossible », pris en étau entre les attentes fortes des ONG et les coups bas des autres ministères, toujours prompts à court-circuiter toute mesure écologique d’ampleur.
Ce départ, dont la rumeur co…

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