Ce mardi 1ᵉʳ septembre, plus de 325.000 élèves ont repris le chemin de l'école, du collège ou du lycée en Seine-Maritime et dans l'Eure. Avec une nouveauté pour les lycéens : l'interdiction d'utiliser leur téléphone dans l'établissement, y compris pendant les pauses. Comment s'adaptent-ils ?
Diffusé le mercredi 2 septembre 2026 à 6h32
Publié le mercredi 2 septembre 2026 à 6h32
Ce mardi 1ᵉʳ septembre, plus de 325.000 élèves ont repris le chemin de l'école, du collège ou du lycée en Seine-Maritime et dans l'Eure. Avec une nouveauté pour les lycéens : l'interdiction d'utiliser leur téléphone dans l'établissement, y compris pendant les pauses. Comment s'adaptent-ils ?
Fini le coup d'œil à Snapchat ou Instagram entre deux cours, car depuis cette rentrée 2026, le téléphone est interdit dans les lycées, comme c'est déjà le cas dans les écoles et collèges depuis 2018. Pour certains élèves, c'est un peu dur à avaler. "C'était déjà interdit en classe, mais parfois entre les cours, on sort notre téléphone pour déstresser un peu, et là on n'a même plus le droit. C'est pas évident", regrette Mathis. "Je trouve que ce n'est pas top de nous répéter à longueur de journée qu'on doit être autonome dans notre travail et tout, mais qu'on ne peut pas l'être avec notre téléphone", ajoute une camarade.
Même ces étudiantes du supérieur au lycée Flaubert de Rouen ont eu la surprise en allant déposer leur mémoire. "On a quand même toutes quasiment 23 ans, et pourtant on s'est fait disputer par les surveillants. Ils ne font pas la distinction qu'on soit étudiants ou lycéens, ils ne demandent pas, ils nous disent juste d'éteindre notre téléphone."
"C'est embêtant pour regarder les devoirs sur Pronote"Il y a aussi ces quelques élèves qui voient les bénéfices, à l'heure où les jeunes de 15 à 19 ans passent en moyenne 5 heures 19 par jour sur leur téléphone. "Aujourd'hui, je trouve qu'on est vachement sur nos téléphones, ça nous prend énormément de temps, et je pense que ça nous ferme un peu socialement avec les gens qui nous entourent", confie Lola. Mais pour Romane, élève de terminale au lycée Saint-Saëns à Rouen, le plus frustrant, c'est que de plus en plus de contenus éducatifs sont accessibles en ligne justement. "Moi je travaille beaucoup avec mon téléphone, au CDI par exemple, même pour avoir Pronote, les devoirs et tout ça, et je trouve ça assez embêtant de ne pas avoir notre téléphone."
Il faudrait donc repenser la place du numérique en classe, reconnaît Joël Delhopital, secrétaire académique du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale). "Ça va nécessiter toute une réflexion collective sur la nécessité de revenir à un agenda papier pour les devoirs, par exemple." Lui est proviseur du lycée Louis Modeste Leroy à Évreux. "Il faut déjà avoir l'esprit qu'un lycée, ce n'est pas un grand collège, c'est plus que ça. Certains établissements font plusieurs hectares. Le nombre d'élèves dans les lycées influe fortement sur les dispositifs qu'on peut mettre en place. Si on prend l'exemple de pochettes, il faut savoir qu'une pochette, c'est à peu près 12 euros. Si vous avez 1.400 élèves, c'est 17.000 euros qu'il faut trouver dans un budget qui est plutôt contraint."
"Pas de solution miracle", dit-il. Il faudra privilégier la pédagogie au contrôle systématique et surtout, laisser le temps aux établissements de s'adapter, "par exemple dans notre lycée, on a décidé d'interdire le téléphone portable dans les locaux, mais ne pas l'interdire dans le parc de l'établissement." Certains lycées doivent encore modifier leur règlement intérieur dans les prochaines semaines.
Grande consultation « Ma commune, mon maire et moi »
VOTRE AVIS - En vue de l’élection présidentielle de 2027, ICI lance un grand cycle de consultations et propose tous les mois un questionnaire thématique afin de connaître les attentes des citoyens pour le ou la futur(e) président(e) de la République.
Plusieurs habitants de Barentin (Seine-Maritime) ont découvert cet été des fissures sur leur maison causées par la sécheresse. La Ville lance, en ce début septembre, un appel pour que les personnes concernées se manifestent.
Il y a 2 h
De nombreux enfants de Croix-Mare sont scolarisés à Yvetot, la ville la plus proche, mais ne bénéficient pas de transport scolaire, car les établissements de secteur sont à Barentin. Les parents doivent se débrouiller par eux-mêmes, et le réseau Nomad ne compte pas s'adapter.
Le 01/09/2026
La collégiale Notre-Dame des Andelys (Eure) a été sélectionnée par le Loto du patrimoine. Cette enveloppe financière à venir va donner un coup de boost aux travaux qui commencent en septembre 2026.
Le 01/09/2026
Vanessa Aiffe-Ceccaldi, comédienne et militante de la lutte contre les violences faites aux enfants, a reçu ces dernières années le soutien d'Éric Scarano, le maire de Sassetot-le-Mauconduit, condamné pour détention et diffusion d'images pédopornographiques. Elle est écoeurée.
Le 31/08/2026
Le retour en classe pour 330.000 élèves de la Seine-Maritime et de l’Eure, c'est ce mardi 1er septembre. Quelles nouveautés, quels changements ? La directrice académique des services de l’Éducation nationale de la Seine-Maritime est l'invitée d'ICI Normandie.
Le 01/09/2026
Les élèves du lycée maritime de Fécamp revisitent une tradition qui veut que les femmes de marins brodent des pulls personnalisés à leurs maris. Depuis trois semaines, élèves, professeurs et un artiste belge conçoivent un pull géant brodé à la main.
Le 03/04/2026
Après un hiver terrible où les pannes et désordres en cascade ont failli conduire à sa fermeture momentanée, la situation est revenue quasiment à la normale au lycée hôtelier Georges-Baptiste de Canteleu. Des travaux d'ampleur sont prévus sur la toiture.
Le 09/04/2026
Une vingtaine d'élèves de l'école Henri Wallon à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) sont déjà de retour en classe. Objectif : leur permettre de solidifier les connaissances apprises l'année dernière avant d'entamer le nouveau programme le 1ᵉʳ septembre 2026.
Le 28/08/2026
Tous les vendredis, recevez le meilleur de la semaine d’ICI Normandie (Seine-Maritime - Eure) : certifié 100% local !
Adresse e-mail (obligatoire)
Exemple : nom@email.com
En cliquant sur “s’abonner”, j’accepte que Radio France puisse m’adresser des emails (en fonction de mes abonnements) ainsi que suivre les ouvertures des messages à des fins de personnalisation des services, étant informé(e) que je peux refuser ce suivi à tout moment via un lien dans chaque message reçu. Le cas échéant, les choix déjà enregistrés par Radio France continueront de s’appliquer.