L’Indépendant, le Comité départemental de rugby de l’Aude et l’agence Evelyne vous présentent la 4e édition des Trophées du rugby amateur de l’Aude. Votez sur lindependant.fr jusqu’au 30 septembre, pour élire vos...
L’Indépendant, le Comité départemental de rugby de l’Aude et l’agence Evelyne vous présentent la 4e édition des Trophées du rugby amateur de l’Aude. Votez sur lindependant.fr jusqu’au 30 septembre, pour élire vos favoris. Aujourd’hui, place à la catégorie : l'espoir régional le plus méritant. Découvrez tous les résultats le 12 octobre lors de la cérémonie.
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Albin Bouzat (Bassin Sud Minervois)
Albin Bouzat est mis à l'honneur du côté du Bassin Sud Minervois.
DR
À 20 ans, comment pouvoir imaginer qu’un jeune homme gravement accidenté sur la route, il y a près de deux ans, puisse, sans le vouloir, vous donner une leçon de vie ? Pourtant, Albin Bouzat porte dans sa chair ce poids et il a retrouvé et le fait partager son goût de la vie à travers le rugby : "Le BSM est une famille pour moi. Je ne trouve pas d’autres mots. Les copains, le dépassement de soi, le rugby, le groupe sont un mode de vie. Le BSM a été une renaissance pour moi. Les médecins, les kinés ne cessaient de me dire que le rugby était fini pour moi. Certes, jouer avec les espoirs du RCN comme je le faisais ne me semblait plus possible alors je suis allé découvrir un autre niveau. Du mercredi pour le premier entraînement de la semaine jusqu’au dimanche, jour de match, c’est magique", s’exclame Albin Bouzat positionné en deuxième ou troisième ligne en fonction des besoins de son équipe.
Celui qui vit à Sallèles-d’Aude reconnaît pourtant que venir au BSM lui semblait délicat : "J’appréhendais beaucoup de venir au BSM. De l’extérieur, ce club apparaît assez fermé. Il n’en est rien et j’y ai découvert des gens exceptionnels. J’ai bien vécu la saison dernière sauf les phases finales bien sûr. Nous serons revanchards cette année et pour ma part, je veux encore progresser et transmettre tout ce que j’ai appris en espoirs au RCN. J’adore parler et encourager même si cela en fait râler certains (rires). Au BSM, on joue, on vit en confiance. Jouer au haut niveau, cela aurait été un rêve pour moi mais les plaquages à deux, ce ne m’est plus possible mais ce ne m’empêchera pas d’aller à la guerre avec mon équipe. S’il le faut, j’irai".
Justin Esnault (Arpal XV)
Justin Esnault est le buteur attitré de l'Arpal.
DR
Le 10 mai dernier, match aller d’un 16e de finale du championnat de France contre Sor Agout, Justin Esnault donnait la victoire (21-20) sur la sirène à l’Arpal XV, pourtant promu de Fédérale 2 en début de saison. Sans empêcher certes, le week-end suivant, les joueurs de la Haute Vallée de l’Aude d’être éliminés (19-15).
À presque 20 ans, le 3 novembre prochain, l’arrière audois, formé au SU Agen à 4 ans jusqu’au Crabos première année, passé ensuite au RC Bon Encontre Boe en 2023-2024, puis chez les espoirs de l’USC (2024-2025) et depuis deux ans à l’Arpal, n’a jamais tremblé.
Tout comme lors de la première journée du championnat cette saison, à Castelsarrasin, où son club s’est imposé (14-35) avec pas moins d’un essai, de trois pénalités et autant de transformations (20 points) de son arrière. "J’aime bien être décisif et prendre mes responsabilités. De toute manière, Romain Faure, celui qui m’a proposé de venir jouer à l’Arpal a un discours clair. En tant que buteur, je ne suis pas le joueur qui peut faire perdre le match en cas d’échec mais celui qui peut simplement le faire gagner. Je ne suis pas de préparation psychologique particulière, juste ma préparation mentale d’avant match", confie celui qui suit au Lycée Charlemagne un BTS technique commerciale vins et spiritueux. À Limoux, cela peut servir.
En fait, Justin Esnault ne regarde l’avenir qu’en pointillé. À commencer par le côté rugbystique : "Je la sens bien cette saison mais ce que j’apprécie, c’est juste le moment qui passe. Je suis encore jeune pour envisager un contrat professionnel. Ici, à Quillan ou Limoux, je vis les matchs intensément avec ce public qui nous suit. Je prends du plaisir à jouer devant autant de monde".
Nathan Bucci (RO Castelnaudary)
Nathan Bucci est un talonneur qui prend de plus en plus d'épaisseur au ROC.
À 23 ans, Nathan Bucci, troisième ligne puis talonneur au ROC, ne s’en fait pas une raison : "Je savais que compte tenu de mon gabarit (1,77 m pour 93 kg), je savais très bien que j’allais y passer". Sous-entendu au talonnage.
"J’ai fait une quinzaine de feuilles de match la saison dernière. Toutes au poste de talonneur. Nous étions cinq ou six à pouvoir le faire entre la première et les Espoirs. En fait, je préfère ce poste à celui de troisième ligne. Il m’a fallu également beaucoup travailler le lancer en touche. Ce n’est pas un exercice naturel pour un ancien flanker. J’ai appris sur le tas avec l’aide de mes coéquipiers. Cela ne me dérange pas d’allier technique et tactique à ce poste. Il est vrai qu’au début j’appréhendais de me retrouver au combat entre première ligne, mais on se régale quand on roule sur les gens en face", confie celui qui a commencé avec son cousin le rugby à 10 ans au sein de l’école du Lauragais Malepère (RELM), devenu depuis le Rugby Éducatif Castelnaudary Villeneuve (RECV).
Ancien footballeur, Nathan Bucci essaie de lier ses activités professionnelles à sa carrière de joueur. "Ce n’est pas facile. Je travaille à Castres, au sein du CO, comme analyste vidéo. Je suis entraîneur des Crabos et prépare un diplôme d’entraîneur, après un DU d’analyste vidéo donc, puis un autre de DATA. Je me suis engagé sur une formation de trois ans par alternance, une semaine à l’école et les trois autres au CO. Aujourd’hui, je n’ai pas repris encore ma saison. J’attends le moment opportun pour le faire".
Si vous ajoutez à son planning la pratique régulière du padel, du golf et du cyclisme sur route, Nathan Bucci n’a pas assez de 24 heures dans une journée.