À l’occasion de la Journée internationale pour la liberté d’instruction ce mardi 15 septembre, le collectif CMIEF a manifesté sur l’Esplanade de Montpellier pour réclamer l’abandon de l’autorisation préalable de l’IEF.
À l’occasion de la Journée internationale pour la liberté d’instruction ce mardi 15 septembre, le collectif CMIEF a manifesté sur l’Esplanade de Montpellier pour réclamer l’abandon de l’autorisation préalable de l’IEF.
Elle en a franchement marre qu’on parle de ce sujet, pourtant Ava 5 ans accompagne sa maman Galadriel à la manifestation qui défend l’instruction en famille (IEF) ce mardi 15 septembre.
Sur l’Esplanade, la petite fille qui fait habituellement l’école à la maison, joue avec d’autres enfants pendant que sa maman explique sa situation personnelle et pourquoi elle a choisi de se charger de l’instruction scolaire de sa fillette qui rentre en grande section de maternelle cette année.
Galadriel, ravie de pouvoir bénéficier de l’instruction en famille.
Giacomo Italiano
"Notre cas n’est pas forcément celui des autres familles", précise la jeune femme. "C’est important car le choix de l’IEF dépend de multiples facteurs propres à chacun."
Comme les autres mamans sur place, Galadriel prône la liberté de choisir si on désire mettre son enfant à l’école ou de le faire à domicile.
Pourquoi choisir l’instruction en famille ?Car même si elle avait déjà ce projet d’IEF dès les 3 ans de sa fille, Ava a fait sa première rentrée de maternelle à l’école. "On lui a laissé le choix, elle a voulu tester l’école et puis surtout le dossier est très long et c’est un combat pour obtenir l’autorisation." Mais pour sa moyenne section, la famille opte pour l’école à la maison.
"Mon compagnon est restaurateur. Il fait les saisons. Six mois de l’année nous vivons à Saint-Jean-de-Fos et les autres nous les passons en Savoie. L’IEF permet que ma fille puisse voir son père puisqu’il a des heures décalées."
Certes Ava aurait pu passer la moitié de l’année dans une école dans le Sud et une autre à la montagne. "Mais j’ai choisi de ne pas travailler pour qu’elle puisse avoir ce choix."
Un véritable parcours du combattant pour les parentsEt là, Galadriel va se retrouver confrontée à un refus. "On a fait des recours, on a dû se battre pour obtenir l’autorisation." Même si la famille a eu gain de cause au final, "ça n’a pas été une rentrée sereine…"
"Nous ne rejetons pas l’idée de remettre Ava à l’école, bien au contraire. Mais si à chaque fois c’est compliqué si on veut faire machine arrière, on préfère ne pas tenter. C’est jamais gagné. Chaque année rebelote. C’est difficile de savoir ce qu’ils attendent."
Mais pour cette rentrée, Galadriel et Ava ont pu décrocher la fameuse autorisation sans souci.
Un quotidien rythmé par un apprentissage personnaliséEt cela ne signifie pas que tous les jours sont simples pour autant. "On suit le programme. L’apprentissage personnalisé va plus vite. Mais il y a des fois où c’est plus long", sourit la maman heureuse de pouvoir donner cette "chance" à son enfant.
Quant au futur retour d’Ava en classe, sa maman n’est pas inquiète : "Ça se fera naturellement."
À l’occasion de la Journée internationale pour la liberté d’instruction, ce mardi 15 septembre, le Collectif de l’Académie de Montpellier pour l’Instruction en famille, le CMIEF, a manifesté contre le régime d’autorisation préalable imposé à l’IEF sur l’Esplanade de Montpellier avant de se rendre au rectorat.
"L’application de la loi ne répond à aucune logique nationale cohérente, les taux de refus varient de moins de 1 % à plus de 58 % selon les départements, c’est une loterie."
L’Instruction en famille est surtout choisie pour respecter le rythme de l’enfant et pour des raisons pédagogiques, détaille le collectif. "Les études confirment que les enfants n’ont pas de difficultés de socialisation", précise Maud Flavigny du collectif qui s’est rendue au rectorat. "Nous avons pu avoir une rencontre comme on nous l’accorde régulièrement. Nous en sommes ressorties déçues. On va poursuivre les discussions. Mais ça manque de transparence au niveau des chiffres."
Le groupe s’est étoffé au fil de l’après-midi.
M. F.
Une délégation s’est rendue au rectorat.
M. F.