Le MHSC a longtemps cherché la faille avant de battre Pau (1-0), vendredi 11 septembre et de se libérer à domicile.
Le MHSC a longtemps cherché la faille avant de battre Pau (1-0), vendredi 11 septembre et de se libérer à domicile.
La bouteille était "à moitié pleine", disait Laurent Nicollin cette semaine en évoquant le début de saison du Montpellier Hérault SC. Depuis vendredi, le président a peut-être rajouté quelques centilitres dans son récipient. Son équipe a battu difficilement Pau et, après deux nuls sur sa pelouse, elle a surtout ouvert son compteur à La Mosson, ce qui la soulage et éclaire son bilan après six journées d’une autre lumière.
Il aura pourtant fallu attendre un moment avant que celle-ci ne s’allume. Car la Paillade a certes dominé mais a aussi beaucoup péché dans les trente derniers mètres avant que Théo Sainte-Luce ne la libère (72e). L’action était limpide, avec un enchaînement de passes jusqu’au centre de Florian Tardieu, la conclusion également avec ce tir soudain du latéral gauche venu illuminer une soirée qui sentait les regrets.
Les mauvais souvenirs de BoulogneParce que Pau a appuyé sur les carences actuelles du MHSC dans la création et l’a obligé à patienter. Face à ce bloc à cinq qui rappelait celui de Boulogne-sur-Mer (0-0) il y a quinze jours, et donc pas des bons souvenirs, les partenaires de Julien Laporte ont en effet maîtrisé le ballon. Mais pas toujours les idées.
Ils ont parfois tourné en rond autour du mur jaune et se sont longtemps contentés côté frisson d’un tir excentré de Nordan Mukiele (5e) ou d’un centre de l’ailier prêté par Rennes dévié par le Palois Abdallah au ras de son poteau (33e).
Trop peu pour une formation affichant jusqu’à 75 % de possession de balle, mais conforme aux réserves qui pointent autour de cette équipe en rodage, malgré l’activité de Daylam Meddah face à son ancien club.
Ayem titularisé en meneur de jeuEn attendant Yassine Benhattab, recruté à Nantes mais à court de forme, seul Noah Vidal-Cartoux est véritablement identifié à ce niveau. Pas encore pro, ce qui ne devrait pas tarder, le gamin de 18 ans a beaucoup joué en ce début de saison lors duquel il découvre vraiment le niveau. Vendredi, son coach Zoumana Camara l’avait laissé sur le banc, confiant la mène à Grégory Ayem.
L’ancien milieu du Racing club de France offre un vrai volume de jeu. Mais il n’a pas réussi à poser la patte dessus pour sa première titularisation en L2.
Ce dont les Béarnais, sans s’exposer, auraient pu profiter. Car Montpellier, auquel Camara avait intimé devoir gagner "coûte que coûte", a fatalement zappé par moments son équilibre, jouant un peu avec le feu. Cela n’avait rien à voir avec les 300 pompiers invités en tribune pour être honorés après avoir combattu les incendies cet été.
Pau a failli jeter un froidMais les partenaires de l’ancien Nîmois Briançon auraient bien pu s’engouffrer sans des retours de Julien Laporte ou Yaël Mouanga, encore solides malgré la sortie du second après avoir été touché aux ischios. En jouant mieux certains coups aussi, les Palois auraient pu jeter un froid. Comme sur ce corner sur lequel Benali, oublié, a manqué sa reprise devant ses sept supporters (16e).
De l’autre côté, les ultras de la Butte Paillade, eux, avaient retrouvé leur tribune Étang de Thau après deux matches d’exil en Corbières. Et comme la saison dernière, le MHSC s’est libéré chez lui au soir de la 6e journée et se rendra à Reims, vendredi prochain, avec un vrai choc à disputer. Ce qui est mieux en étant délesté de la pression d’être enfin maître chez soi. Et même si c’était de peu, cela veut dire beaucoup.