Une enquête de Mediapart attribue à Jordan Bardella des messages privés antisémites datant de 2013, alors qu’il militait au Front national. Le président du Rassemblement national dénonce immédiatement des "faux...
Une enquête de Mediapart attribue à Jordan Bardella des messages privés antisémites datant de 2013, alors qu’il militait au Front national. Le président du Rassemblement national dénonce immédiatement des "faux grossiers" et rappelle qu’il était encore mineur à l’époque des faits allégués.
Dans une enquête publiée ce lundi 28 septembre 2026, Mediapart attribue à Jordan Bardella des propos antisémites remontant à 2013, époque où le dirigeant politique militait au sein de la jeunesse frontiste. Une accusation immédiatement qualifiée de "faux grossiers" par le président du Rassemblement national, qui dément formellement en avoir été l’auteur, selon l’Agence France-Presse.
Selon l’enquête du média d’investigation, des messages écrits issus d’une messagerie privée et attribués à Jordan Bardella contiennent la formule suivante : "Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur". Le site d’information a consacré à cette affaire un article titré ""Les banques sont toutes détenues par des juifs" : Jordan Bardella face à ses écrits antisémites", mis en ligne le même jour sur Mediapart.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) September 28, 2026Je conteste formellement les accusations portées à mon endroit par Mediapart, me prêtant des propos délirants et antisémites que j'aurais prétendument tenus alors que j'étais mineur. Il s'agit évidemment de faux grossiers.
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Ces écrits remonteraient à l’année 2013. Jordan Bardella a adhéré au Front national dès 2012, à l’âge de 16 ans, avant de devenir secrétaire départemental du parti en Seine-Saint-Denis en 2014, puis assistant parlementaire en 2015. Le journal en ligne s’est déjà distingué par plusieurs révélations sur les dérapages verbaux de cadres ou d’élus du parti, notamment au sujet de vidéos supprimées par un candidat.
Un démenti formel et des accusations de faux grossiersSollicité par les journalistes, Jordan Bardella a répondu par courriel. Il conteste formellement avoir "tenu, en public, comme en privé, par oral ou par écrit, des propos racistes ou antisémites de ce type", rapporte l’AFP. Le dirigeant politique qualifie les pièces présentées de "faux grossiers".
Dans sa réponse, il invoque également sa minorité à l’époque des faits supposés : "Le fait que je n’étais pas militant actif au sein du Front national durant l’été 2013, et encore mineur, devrait vous alerter sur le caractère mensonger de ces 'sources'". Né en septembre 1995, Jordan Bardella avait 17 ans à l’été 2013, un an après son adhésion officielle au mouvement.
L’accusation s’inscrit dans une série de controverses sur le passé du responsable frontiste. La presse avait déjà fait écho, en janvier 2024, aux révélations de l’émission Complément d’enquête sur France 2 concernant l’existence d’un compte Twitter anonyme attribué à Jordan Bardella entre 2015 et 2017, sur lequel des propos injurieux avaient été diffusés.