Alors que la colère lycéenne grogne depuis plusieurs jours en France pour réclamer plus de moyens dans l'Éducation nationale, la situation s'envenime en Haute-Garonne. À Colomiers, les manifestations devant le lycée...
l'essentiel Alors que la colère lycéenne grogne depuis plusieurs jours en France pour réclamer plus de moyens dans l'Éducation nationale, la situation s'envenime en Haute-Garonne. À Colomiers, les manifestations devant le lycée Eugène-Montel ont laissé place à des violences et des dégradations hier. La maire de la commune, Karine Traval-Michelet, condamne ces violences et appelle au calme. Elle annonce ouvrir une concertation avec la jeunesse. Explications.
Les mobilisations lycéennes se poursuivent partout en France. La jeunesse, en colère, réclame plus de moyens dans l'Éducation nationale pour pallier notamment la vétusté des infrastructures et les absences répétées de professeurs.
En Haute-Garonne, les esprits s'embrasent depuis plusieurs jours, conduisant à une escalade de la violence. Des casseurs se joignent aux jeunes manifestants, attisant les braises de la colère. Les lycéens sont nombreux à déplorer ces débordements, occultant le message initial et les revendications.
"C'est inacceptable"À Colomiers, le jeudi 1er octobre a été marqué par des violences au lycée Eugène-Montel. Des casseurs ont notamment tenté de mettre le feu à la grille d'entrée, des abribus ont été détruits et un bus caillassé. D'autres essayaient de mettre le feu à des bosquets. Des interpellations ont eu lieu sur place.
L'entrée du lycée Montel à Colomiers.
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Une situation que Karine Traval-Michelet, maire PS de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole, dénonce fermement : "La mobilisation ne peut en aucun cas justifier les dégradations."
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"Alors que des lycéens se mobilisent partout en France, leur colère et leurs inquiétudes doivent être entendues", soutient l'élue. "Ils demandent des conditions d'apprentissage dignes, des enseignants présents et des perspectives concrètes pour leur avenir. Ces attentes sont légitimes et doivent être prises au sérieux."
Les abribus ont alentours ont été saccagés.
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Mais la maire socialiste s'indigne des images de violence de la veille : "Le lycée Montel a subi des dégâts. C'est inacceptable. J'en appelle au calme et au dialogue." L'établissement est resté porte close aujourd'hui, parmi une quinzaine d'autres en Haute-Garonne sur décision préfectorale.
Une concertation à venirSouhaitant être à l'écoute de la jeunesse et "entendre ses préoccupations", l'élue affirme avoir chargé son adjoint à la jeunesse d'ouvrir "une large concertation avec les jeunes Columérin.e.s afin de coconstruire une politique jeunesse municipale répondant à leurs envies et préoccupations."
Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et vice-présidente à Toulouse Métropole.
DDM archives - NATHALIE SAINT AFFRE
Elle appelle le gouvernement à "prendre ses responsabilités et agir rapidement" pour proposer des solutions aux élèves comme aux enseignants.
Ce matin du vendredi 2 octobre, les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre se sont déplacés au lycée Victor-Hugo de la même commune.