Après le blocus du port de La Nouvelle ce mercredi matin, le préfet de l’Aude Alain Bucquet a reçu le Syndicat des vignerons de l’Aude ce midi à Carcassonne.
Après le blocus du port de La Nouvelle ce mercredi matin, le préfet de l’Aude Alain Bucquet a reçu le Syndicat des vignerons de l’Aude ce midi à Carcassonne.
"Comme d’habitude, nous avons été très bien accueillis en préfecture. Le préfet s’est montré à l’écoute, réceptif, il a entendu nos inquiétudes", explique le président du Syndicat des vignerons de l’Aude Damien Onorré. Une délégation du syndicat a été reçue ce midi par le préfet Alain Bucquet à Carcassonne après le blocus du port de La Nouvelle ce mercredi matin, les exploitants réclamant une baisse du GNR (gasoil non routier) et une refonte de la TFNB (taxe foncière sur les propriétés non bâties).
"Concernant le GNR, nous avons réclamé un système identique à celui accordé aux pêcheurs. Seulement, le préfet n’est pas compétent en la matière. Il a promis de transmettre notre demande à l’État. Quant à la TFNB, une partie au moins dépend du préfet. Il a indiqué qu’il fera le maximum pour que l’on obtienne des exonérations eu égard au dérèglement climatique, aux canicules successives. Alain Bucquet doit faire le point cette semaine avec le préfet de Région quant à la situation. Nous attendons maintenant des annonces." Ce jeudi, le syndicat audois participera à la commission viticole à Paris.
L’agriculture et la viticulture, secteurs économiques essentiels dans l’Aude
De son côté, le préfet de l’Aude Alain Bucquet a fait savoir, ce mardi après-midi dans un comminiqué, qu’il saluait "la qualité des échanges", et a rappelé "que l’agriculture et la viticulture, secteurs économiques essentiels dans le département, font l’objet de toute son attention."
Avant cette rencontre en préfecture, et alors qu’une centaine de vignerons enfumaient et bloquaient l’accès à la zone portuaire de La Nouvelle, Damien Onorré l’assurait : "Nos coûts de production sont désormais bien trop élevés eu égard aux charges auxquelles nous sommes soumis par l’État. Le coût du GNR a quasiment doublé ces huit derniers mois, il y a aussi des répercussions sur les engrais, ça pèse énormément sur nos exploitations. En pleine vendange, on prenait sur nos épaules, 10 centimes d’augmentation du prix du GNR par semaine. On attend de l’État une vraie prise de conscience. On subit bien trop de charges. On réclame également un geste sur la TFNB, qui est devenu un impôt bien trop important et qui n’a plus lieu d’être étant donné que notre outil de production n’est plus rentable."