Le président du Rugby club nîmois souhaite que son club bénéficie de meilleures infrastructures, plus en phase avec ses ambitions. L’adjoint aux sports répond qu’il faudra faire des choix, au vu de réels problèmes...
Le président du Rugby club nîmois souhaite que son club bénéficie de meilleures infrastructures, plus en phase avec ses ambitions. L’adjoint aux sports répond qu’il faudra faire des choix, au vu de réels problèmes d’infrastructures sportives sur l’ensemble de la ville.
Le Rugby club nîmois a repris du poil de la bête… et son président de même ! Après deux victoires consécutives du club en National 2 – la quatrième division du rugby –, contre Graulhet à Kaufmann et surtout à La Seyne (première victoire à l’extérieur depuis… un an !), le boss Steeve Calligaro a profité d’une conférence de presse consacrée à Octobre Rose (lire ci-dessous) pour ressortir un dossier qui lui est cher : l’avenir des infrastructures du club.
Les soirs de match, les gens se garent jusqu’au rond-point de Jardiland !"Si nous avons 3 000 personnes qui viennent voir nos matchs et pas beaucoup plus, c’est parce que nous avons un stade qui ne peut normalement pas contenir plus de 2 500 personnes, a-t-il regretté devant la presse. C’est un crève-cœur. Le RCN a un potentiel de 5 000 à 6 000 personnes. Et on ne pourra pas atteindre un niveau supérieur sans les infrastructures. Je suis en discussion avec le maire Vincent Bouget pour savoir quelle est la solution la plus adaptée. Kaufmann a seulement 300 places de parking. Les soirs de match, les gens se garent jusqu’au rond-point de Jardiland ! Il n’y a pas de salle de presse, pas de wifi, pas de salle de kiné et je paye même un abonnement en salle de muscu en ville pour les joueurs…"
Steeve Calligaro n’ignore pas le contexte : "Je sais qu’il pleut au Parnasse (où joue l’équipe de hand de l’Usam, NDLR) quand il y a des orages, que la mairie a dû racheter le stade des Antonins (sous la précédente municipalité, NDLR, avec le complexe de la Bastide, pour 9,53 M€ HT), qu’elle va devoir mettre 10 ou 15 M€ pour rénover les Costières… Mais il y a des solutions."
Il évoque la possibilité de faire une deuxième tribune à Kaufmann (la première faisant 1 600 places) ou celle de jouer ailleurs : aux Antonins, si le stade n’est pas démonté dans un avenir proche ou plus encore aux Costières dans un contexte de mutualisation. "Avant, on disait à juste titre que le rugby saccageait les terrains et qu’on ne pouvait pas mutualiser avec le foot. Mais maintenant, avec les pelouses hybrides (gazon plus synthétique, NDLR), c’est tout à fait possible !"
Steeve Calligaro attend désormais des réponses de la Ville et ne se prive pas de critiquer l’ancienne équipe : "Je ne charge pas la nouvelle municipalité, ils viennent d’arriver. Par contre, les gens qui m’ont fait de fausses promesses et qui ne sont plus aux responsabilités, ceux-là se reconnaîtront."
Bruno Ferrier : "Les nageurs veulent une nouvelle piscine, l’athlétisme est surchargé… on va faire des choix : on va décider et on assumera ensemble"Joint, l’adjoint aux sports Bruno Ferrier calme le jeu. "Ce n’est pas le premier qui parle qui obtient quelque chose. On a déjà répondu à certaines demandes d’investissement. On voté l’agrandissement de l’espace VIP de Kaufmann en juillet, qui a été déjà réalisé. Là, M. Calligaro veut une nouvellle tribune ou jouer ailleurs. Mais les nageurs veulent une nouvelle piscine, le Parnasse une rénovation, l’athlétisme est surchargé… Il y a à Nîmes de vrais problèmes d’infrastructures. Il va y avoir un plan pluriannuel d’investissement et on va faire des choix. On va décider ensemble et on assumera ensemble."
C’est devenu une habitude : le Rugby club nîmois est un partenaire majeur d’Octobre rose. Ce lundi, au Drop, en conférence de presse, Steeve Calligaro a rappelé qu'"un club, c’est un acteur sociétal. Il est tout à fait normal de se faire l’écho des causes qui nous dépassent". Face à Peyrehorade, samedi à 19 heures à Kaufman, les joueurs nîmois troqueront leurs couleurs vertes et rouges pour un maillot rose qui sera mis aux enchères à l’issue du match.
"L’an dernier, nous avions pu collecter 19 500 euros, nous souhaitons dépasser cette somme cette année", explique le président. Il était entouré pour l’occasion d’Anne Montagne-Margarot, du réseau Diane, directement engagé dans le parcours des femmes confrontées au cancer du sein (soins de support, etc.) et d’Hélène Milan, de Rose & Olivier, qui accompagne les personnes confrontées au cancer ainsi que leurs proches, à travers notamment ses deux maisons et de nombreux services. Toutes deux ont insisté sur le fait que, "sans le RCN, nous ne pourrions pas poursuivre de nombreuses actions".
Pour le sportif, Samuel Nouchi a pris la parole, se félicitant de l’actuelle dynamique. "On est en train de construire des choses, ça prend un certain temps. Le match face à la Seyne n’est pas encore notre match référence, mais on a des perspectives."