À l’entrée de Mazères, derrière les arbres et les haies, se cache la ferme de Garaoutou. Une poule noire suit Mathilde lorsqu’elle accueille ses visiteurs. Le décor est planté ! Ici, légumes, fruits et poules se...
À l’entrée de Mazères, derrière les arbres et les haies, se cache la ferme de Garaoutou. Une poule noire suit Mathilde lorsqu’elle accueille ses visiteurs. Le décor est planté ! Ici, légumes, fruits et poules se partagent deux hectares de terrain. Il y a six ans, Mathilde, écologue de formation, et Quirin, ingénieur agronome, ont acheté cette ancienne prairie pour chevaux.
L’exploitation a véritablement démarré il y a trois ans et demi. Sur 1,2 hectare cultivé, ils laissent la terre vivre : pas de labour, un paillage de paille ou de broyat et très peu de machines. Objectif : restaurer la fertilité d’un sol longtemps piétiné par les chevaux.
Côté récoltes, la diversité est au rendez-vous. Une trentaine de légumes au fil de l’année, des fraises, framboises, groseilles ou cassis, sans oublier les pommiers, poiriers et pruniers. Les premiers fruits du verger ont été cueillis cette année. La pleine production est attendue en 2027. Confitures, gelées et sirops complètent les paniers.
Vers une vente directeÀ quelques pas, une centaine de poules occupent deux poulaillers. Certaines pondent des œufs brun foncé, d’autres des verts ou bleu clair. De quoi composer des boîtes multicolores ! Mathilde fait même naître ses poussins à la ferme pour renouveler son élevage.
Les fruits et légumes sont certifiés bio, les œufs sont pour l’instant vendus comme œufs fermiers. Mais produire ainsi n’a rien d’une promenade de santé. Pour limiter les maladies et les ravageurs, ils misent sur la diversité des cultures, l’entretien des plants et l’utilisation de préparations naturelles. "Malgré toutes ces mesures, nous avons beaucoup de pertes au champ, que nous assumons", expliquent-ils. Un rythme exigeant,
Mathilde et Quirin déclarent travailler 350 jours par an. Pour écouler leur production, ils privilégient les circuits courts, vente à la ferme, AMAP et professionnels locaux. Ils travaillent aussi avec quinze autres producteurs du secteur.
Leur journée portes ouvertes a permis aux visiteurs de découvrir les cultures et de mieux comprendre leur démarche. Leur prochain objectif, développer la vente directe et renforcer les liens avec leurs clients. "Nos clients font partie intégrante de la ferme", soulignent-ils. Sans eux, pas de Garaoutou.
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