En mars dernier, deux étudiantes de la Fashion Institute of Technology de New York sont retrouvées inconscientes dans leur chambre. Un homme de 19 ans a été mis en examen pour viol et trafic de drogues ayant entraîné la mort d'une des victimes.
Illustration - Des agents de la police de New York (NYPD) interviennent dans le périmètre du commissariat n° 102 du Queens, à New York, aux États-Unis, le 14 octobre 2026. - Kyle Mazza/NurPhoto
En mars dernier, deux étudiantes de la Fashion Institute of Technology de New York sont retrouvées inconscientes dans leur chambre. Un homme de 19 ans a été mis en examen pour viol et trafic de drogues ayant entraîné la mort d'une des victimes.
Un homme de 19 ans a été mis examen à New York, aux États-Unis, après avoir drogué et violé une étudiante de la Fashion Institute of Technology (FIT), ont annoncé les procureurs fédéraux cités par l'agence Associated Press, ce jeudi 15 octobre. La victime, inconsciente lors de son agression, est morte quelques jours plus tard à l'hôpital.
Les faits remontent au 18 mars dernier. Selon l'accusation, le suspect, Moise Freire, est soupçonné d'avoir apporté du fentanyl dans la chambre de l'étudiante prétextant que cette substance, qu’il avait auparavant qualifiée de "poison pur", était de la cocaïne.
Sous son influence, l'étudiante et une amie présente ce jour-là ont consommé la drogue et ont perdu connaissance, ont indiqué les procureurs. La jeune femme, victime de viol, est tombée dans le coma et est morte trois jours plus tard, le 21 mars.
Moise Freire, qui n’était pas étudiant au FIT, a été inculpé de "participation à un trafic de fentanyl" et de "distribution de stupéfiants mortels dans l'intention de commettre un viol".
"Des bêtises d’adolescents", pour l'avocatMoise Freire a été arrêté une première fois en mars en compagnie d'un complice, Brian Peralta Cabrera, 18 ans, originaire du Queens, également inculpé dans cette affaire pour trafic de stupéfiants. À ce moment, les deux hommes avaient plaidé non coupables des accusations initiales qui n'incluaient pas le viol.
Lors d'une audience au tribunal en avril, Me Mitchell Schwartz - avocat de Moise Freire -, a raconté que la jeune femme décédée avait invité son client dans sa chambre et lui avait demandé de porter une perruque afin de "le faire passer pour une fille".
S'il a jugé "tragique" la mort de cette dernière, il a également affirmé que son client n'essayait pas de droguer les deux étudiantes. Il s'agit d"une histoire d’adolescents faisant ce que j’appellerais des 'bêtises d’adolescents'", a-t-il déclaré au juge, Sidney Stein.
"Donner du fentanyl à quelqu’un, ce n’est pas une bêtise d’adolescent, monsieur", a aussitôt rétorqué le juge.45 minutes écoulées
Lors de cette même audience, la procureure adjointe américaine Ariana Bloom a rapporté que le suspect a reconnu, dans une déclaration écrite à la sécurité du campus, avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme, mais s'être rendu compte qu'elle était inconsciente après les faits. Moise Freire a déclaré qu'il avait ensuite regardé à sa gauche et qu'il avait vu son amie inconsciente sur le sol, "les yeux révulsés".
45 minutes se sont écoulées avant que l'homme ne cherche à porter secours aux deux étudiantes, ont indiqué les procureurs. Durant ce temps écoulé, il a cependant envoyé des photos des jeunes femmes inconscientes à d'autres personnes. Lorsqu'il s'est finalement adressé à la sécurité du campus, il a affirmé qu'elles avaient tout simplement trop bu, ont-ils ajouté.
Christopher Roberts, chef de la division new-yorkaise de la Drug Enforcement Administration (DEA), a déclaré que ces allégations étaient "plus que troublantes et incluaient une tromperie cruelle et une agression inimaginable".
"L’université devrait être un lieu où les jeunes peuvent apprendre, s’épanouir et réaliser leurs rêves, et non un endroit où des prédateurs exploitent leur vulnérabilité", a déclaré Christopher Roberts, cité par Associated Press. "Chaque étudiant mérite de se sentir en sécurité, qu’il se promène sur le campus, qu’il soit en classe ou dans sa chambre".
Moise Freire et Brian Peralta Cabrera ont été placés en détention et n'ont pas encore comparu pour l'accusation de viol. Ils encourent une peine minimale obligatoire de 20 ans de prison et une peine de prison à perpétuité.
Un troisième accusé, Harry Rosales Pino, a, lui, plaidé coupable en septembre de "complot en vue de distribuer des stupéfiants ayant entraîné la mort et des blessures graves". La décision du tribunal sera prononcée en décembre, indique Associated Press.
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